Mercredi 7 décembre 2011 3 07 /12 /Déc /2011 22:02
Après sa féroce diatribe contre les mashos isaéliens qui traitent leurs femmes comme en Iran, Hillary enfourche le combat des homosexuels à travers le monde. Ouf, de ce côté-là, Israël n’a rien à craindre.

 Suivant la route tracée par son patron, elle fait passer le message que désormais les Etats-Unis suspendront  leur aide financière aux pays qui maltraitent leurs homosexuels en tous genres. En anglais cela s’appelle les LGBT persons. "lesbian, gay, bisexual, and transgender".

Tremblez nouveaux Etats salafistes et Frères-musulmanistes, si vous opprimez vos gays, vous pourrez vous asseoir sur l’aide américaine. Ce langage doit sacrément  inquiéter la nouvelle majorité musulmane qui se dessine en Egypte. Les Salafistes, en particulier, ne sont pas tendres envers les homosexuels, et des dérives risquent fort de se produire. Sachant que l’Egypte est déjà en faillite, on peut se demander si la nouvelle Assemblée qui ne peut se passer des 3 milliards des dollars américains annuels (au bas mot), va réviser sa position ultra islamiste, donc nécessairement anti homosexuels, pour toucher la manne américaine. 

Et comme un malheur arrive toujours en rafales, voici que les danseuses du ventre égyptiennes font du shprounts.  « Mon boulot n’est pas contre la religion, je ne vais pas l’abandonner, je suis une artiste », déclare une célèbre danseuse du ventre égyptienne, inquiète par la marée verte  qui restreindra « freedoms and entertainment », jugée immorale par les futurs patrons de l’Egypte, qui comptent bien suivre le Coran à la lettre. 

On a déjà assisté à un exode des Chrétiens du Moyen-Orient, bientôt on assistera à un super exode des danseuses du ventre et autres acteurs de cinéma, islamiquement incompatibles.

Il faut d’urgence avertir Obama et Hillary de cette nouvelle tragédie,  pour qu’ils élargissent le liste des LGBT en lui adjoignant les Belly dancers, qui deviendra ainsi LGBTBD.

Essayez d’imaginer l’Egypte sans danseuses du ventre ; c’est tout un pan de civilisation qui s’écroule. Et puis, qui ira donc désormais visiter le Sphinx et les Pyramides, s’il n’est pas assuré de terminer son diner par un spectacle de danse du ventre.

Il est vrai que le monde est tellement tranquille par ailleurs, qu’il laisse à Obama et à la môme Hillary le soin de s’occuper enfin de choses sérieuses !! C’est un peu comme la mise au pas de la prostitution en France qui arrive à point nommé. Quelques solides pourcentages de voix c’est toujours bon à prendre.

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Mardi 6 décembre 2011 2 06 /12 /Déc /2011 17:06

Confucius attendit l'âge de 50 ans pour acquérir de véritables responsabilités. Il fut nommé Ministre de la Justice, puis Premier ministre du prince Lu dans la province de Zhongdu. Un de ses faits d’armes, non violent, fut de récupérer par la ruse des villes et des territoires que son maître avait perdues au profit d’un autre seigneur, le Prince de Qi, en lui faisant perdre la face. Ce qui en Chine est le plus sur moyen de remporter une victoire.

Confucius, malgré son humanisme, n’est pas un tendre lorsqu’il s’agit des Affaires de l’Etat. En tant que Premier ministre, il n'hésite pas à condamner à mort un officier, nommé - ironie de l'Histoire - Mao  (Shao Zheng  Mao) au sujet duquel il est écrit: "Il suffit qu'il soit quelque part pour que les disciples s'assemblent en foule autour de lui, il suffit qu'il  parle pour travestir la vérité et semer partout le doute, il suffit qu'il  exprime avec force une idée pour qu'elle soit pernicieuse et soutenue avec la dernière opiniâtreté. Cela fait de lui  un phénix parmi les gens de rien ; il était impossible de ne pas le  condamner." (In Xun Zi, VIII, 2. Traduction de I.P. KAMEROVIC).

 

Confucius n'est pas un adepte de la peine de mort, mais n'hésite pas à l'appliquer quand un énergumène acquiert trop d'importance et met en danger l'ordre public.

 Son humanité, nous le constatons,  n'empêche pas la fermeté la plus extrême. Il est important de signaler que Mao ne fut exécuté qu'après que l'on eut tout fait pour le rééduquer afin qu'il revienne sur ses mauvais agissements. En hébreu, on utilise l'expression faire Techouva, revenir sur ses agissements. Mao, irrémédiablement mauvais et incapable de se corriger, il n'y avait d'autre solution que de le mettre à mort. Ce qui n’empêche pas le maître de dire: « Si des princes vertueux se succédaient sur le trône durant cent ans, ils vaincraient les scélérats, et élimineraient la peine de mort » (XIII.11)

 

On voit donc que le nécessaire réalisme dans la gestion du quotidien de l'Etat n'empêche pas Confucius d'espérer des temps idylliques où le loup cohabitera avec l'agneau; ou plutôt où la méchanceté du loup aura disparu de la surface de la terre. En cela il me paraît très proche du Judaïsme.

 

Le cas de Mao mis à mort est unique dans la littérature confucéenne connue et à ce titre a valeur d'exemple. Il me fait penser au cas du Bén Sorér ou Moré cité dans le livre de Devarim: « Si un homme a un fils dévoyé et rebelle, sourd à la voix de son père comme à celle de sa mère, et qui, malgré leurs corrections, persiste à leur désobéir, son père et sa mère se saisiront de lui, le traduiront devant les anciens de sa ville, au tribunal de sa localité, et ils diront aux anciens de la ville: "Notre fils que voici est dévoyé et rebelle, n'obéit pas à notre voix, s'adonne à la débauche et à l'ivrognerie." Alors, tous les habitants de cette ville le feront mourir à coups de pierres, et tu extirperas ainsi le vice de chez toi; car tout Israël l'apprendra et sera saisi de crainte ». (Devarim 21-18, début de la Parasha)

 

Intéressant et édifiant, si ce n'est, nous dit le Talmud (Sanhedrin 71a), que cette situation ne s'est jamais produite; aucun fils indigne ne fut mis à mort. Il s'agit donc d'un cas théorique qui n'aurait jamais existé. Il est là pour illustrer des valeurs fondamentales du Judaïsme. Comme le cas de Mao mis à mort, le Ben Sorer ou Moré, revêt une valeur d’exemple, pour dissuader les mécréants et les fauteurs de trouble.

 

Confucius attendit également l'âge de 50 ans pour devenir un vrai Maître, reconnu et suivi.  On dit qu’il eut quelques 3000 disciples, parmi lesquels 72 (selon d'autres : 70 ou 77) seulement le comprenaient; sinon parfaitement, du moins, correctement.

Le chiffre de 72 dans la symbolique chinoise  serait le produit du plus haut chiffre mâle Yang  9, par le plus haut chiffre femelle Yin, 8, soit un nombre quasi parfait. (Rémi Mathieu, L’invention de humanisme chinois, note 12 page 22). 72, ou 70, nous renvoie sur la numérologie  hébraïque où il revêt également une très grande importance.

 

- Le grand Sanhédrin, ou Grand Tribunal,  comporte 70 membres, en référence aux 70 Anciens qui accompagnaient et assistaient Moïse (Nombres 11:6) dans le désert. On cite le chiffre de soixante dix, mais en fait ils étaient 72, puisque deux d’entre eux, Eldad et Medad,  étaient restés au camp.

 - La traduction de la Bible de l'hébreu en grec, à la demande de Ptolémée II, fut effectuée par 72 rabbins ( 6 par Tribu); ce qui ne l'empêcha pas d'être appelée les Septante.

 - 72 peuples ou races naquirent des 3 fils de Noé (Genèse 10) : 15 de Yafét, 30 de Ham et et 27 de Chém

 - A la destruction de la Tour de Babel, les hommes furent dispersés à la surface de la terre, et il naquit 72 langues.  Dans un  texte apocryphe des manuscrits de Nag Hammadi, « Le concept de notre grande puissance », il est confirmé que Noé prêcha dans 72 langues différentes.

 - 70 Hébreux rentrèrent avec Jacob en Egypte

 - Selon la Cabale, le grand nom de D. ou Chém Haméforach  est composé de 72  lettres

 - Le chiffre 72 est également repris dans le Nouveau Testament: 72 disciples furent envoyés par Jésus (Luc 10:1)

 

- 72 est également le nombre des immortels taoïstes.

La nature du rapport entre Maitre Kong et ses élèves n'est pas sans faire penser aux mouvements hassidiques; ceux qui émergèrent au XVIII e siècle avec le Baal Shem Tov, comme ceux qui liaient les Tanaïm du  Talmud, tels Rabbi Akiva, à ses élèves.

Tana en araméen correspond au mot Shana en hébreu qui signifie: "répéter ce que quelqu’un a enseigné" et, plus simplement "étudie"r. De la provient le mot Mishna. Approximativement 120 Tanaïm sont répertoriés dans le Talmud, et, à coup sur, Rabbi Akiva fut l'un des plus importants d’entre eux.

Rabi Akiva eut, selon la tradition 24000 élèves; soit un chiffre considérable, à rapprocher des 3000 élèves de Confucius, mais peu d’élèves proches, qui devinrent eux-mêmes des maitres réputés. On peut citer Rabbi Meir Baal Haness, Rabbi Shimon bar Yohaï, Rabban Gamliel, et peut-être Rabbi Yehuda haNassi lui-même.

Les relations entre le Maître, le Tsaddik, et ses Hassidim,dans la tradition  juive ressemble à s’y méprendre à celles qu’entretint Confucius avec ses principaux élèves; ceux qu’il estimait et aimait. Ils passaient le plus clair de leur temps ensemble, quitte à ce que les élèves suivent le maitre dans ses déplacements.   Dans la tradition juive, il y a les maîtres qui ont un domicile fixe, où se rendent les élèves, quitte à s’y installer pour des périodes plus ou moins longues, mangeant à la table du Tsaddik, afin de suivre son enseignement, et il y a les maîtres itinérants; le meilleur exemple est le Baal Chem Tov qui courait la campagne au gré de son inspiration,  de Roumanie en  Pologne, et de là, en en Russie, pour porter sa parole dans les shtetel les plus reculés. Des Hassidim se joignent au Tsaddik dans ses pérégrinations, qui pour lui, font sens. 

On raconte L’histoire d’un Rabbi qui, un beau matin, décida d’entreprendre un long voyage afin de se rendre dans un village où, à priori il n’avait que faire, pour la seule raison d’y acheter au marché local un grand poisson. Quand ses disciples lui demandèrent la raison de ce voyage qui, pour eux, n’avait pas de sens dans la mesure où dans la ville où il vivait le marché était largement achalandée de poissons en tous genres et de toutes tailles, le Tsaddik leur répondit : - Il  ya un homme qui a fauté dans sa vie antérieure et qui s’est transformé en poisson dans cette vie-ci. Tant qu’on n’aura pas consommé de telle et telle façon le poisson qu’il est devenu, il ne pourra trouver le repos. Le Tsaddik et ses hassidim firent un grand repas avec ce poisson, et le Tsaddik s’en retourna satisfait chez lui.

 Confucius passa le plus clair de sa vie adulte à pérégriner dans l’immense Chine. Certains prétendent que c’était pour trouver un Prince qui reconnaisse enfin sa valeur et lui confère les responsabilités publiques qui revenaient à son talent d’administrateur. Peut être est-ce aussi pour imprégner de sa marque singulière les lieux où il passa. Ce n’est que vers la fin de sa vie qu’il se sédentarisa, en créant sa propre Yeshiva.  

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Mardi 6 décembre 2011 2 06 /12 /Déc /2011 16:44
« Israël, ça me fait penser à L’Iran », clame tout de go, la confondante de bêtise, Hillary Clinton. Le statut de la femme n’y est pas  meilleur. La preuve : les soldats se lèvent et quittent la salle de concerts lorsque des femmes chantent,  les hommes et femmes ne marchent pas sur le même trottoir et sont séparées dans les autobus. Donc, Israël c’est comme l’Iran, CQFD.
Allez après ça expliquer au monde qu’Israël a le droit moral d’attaquer l’Iran. Allons donc, un pays qui atteint à la démocratie et humilie ses femmes ne peut décemment s’en prendre à un autre pays qui se comporte de la même façon. Quelle meilleure façon de délégitimer  Netanyahou et ses sottes prétentions de ne pas attendre que l’Iran soit fin prêt à envoyer ses bombinettes sur l’Etat hébreu, pour prendre les devants.
Son pendant à la Défense, Léon Panetta,  s’oppose à toute manœuvre unilatérale d’Israël envers l’Iran. Raison invoquée en filagramme dans son exposé : si les Iraniens en représailles ferment le Détroit d’Ormuz, le prix du baril de pétrole risque de s’envoler à  250 Dollars le baril, « harmful economic consequences ». Ils ( les Israéliens) n’ont qu’à s’asseoir  à cette foutue, « damn » table et discuter avec les palestiniens. Ils doivent aussi se réconcilier avec les Turcs et coopérer avec les Autorités égyptiennes au lieu de s’en éloigner, "Cooperation with Egyptian authorities, not by stepping away from them"  

Que les conditions soient réunies pour qu’Israël se mette à courtiser soudainement Palestiniens, Turcs, Jordaniens et Egyptiens, Léon n’en a rien à cirer. Damn it !!
En clair, pour les deux principaux Secrétaires d’Etat du sieur Obama, rien n’a changé au Moyen-Orient ; les seuls fauteurs de trouble sont les Israéliens, qui, ne s’en rendent pas compte, et, qui plus est, bafouent la Démocratie, et humilient le sexe faible.

Croyez-vous un instant que ces deux attaques en règle aient été programmées le même jour au même endroit sans l’aval et les encouragements de l’homme qui n’aime rien tant que le chant du Muezzin en haut minaret ; lire Obama. . Personnellement j’en doute !

L’homme, grâce à qui, les Frères Musulmans et autres Salafistes allumés, arrivent aujourd’hui au pouvoir en Egypte, exulte - car l’appel du Muezzin à la prière se fera désormais entendre sans restriction - et envoie ses porte couteaux donner le coup de grâce à Israël par leur verbe incendiaire.

Libérez la femme israélienne, victime de la misogynie des mâles dominants et allez discuter le bout de gras avec ceux qui ne rêvent que de vous exterminer.

Il n’y a pas à tergiverser, les plus hauts responsables politiques américains connaissent bien la société israélienne. Au moins Panetta a l’honnêteté de dire qu’il préfère assister à la destruction d’Israël que de voir le prix du baril atteindre des sommets, mais la môme Hillary qui, à partir de deux épiphénomènes, tire des conclusions générales sur la société israélienne, il y a de quoi gerber.
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Dimanche 27 novembre 2011 7 27 /11 /Nov /2011 00:09

Dés sa création à partir de la glaise, et, avant que D ne lui adjoigne une compagne,  le premier homme, Adam, se voit assigner une mission d’importance. Il est écrit : « D. forme à partir de la terre-argile (« glèbe », selon Chouraqui)  tout animal des champs et tout volatile des cieux et les fait venir  à l’Adam (« le glébeux », toujours selon Chouraqui), pour voir comment il les nommera, et, tout nom que le Adam attribuera  à l’être vivant, c’est son nom (à jamais). Et le Adam attribue des noms à tout le bétail, aux oiseaux des cieux et à tous les animaux des champs ».

 

Imaginez-vous la scène : D. fait défiler tous les animaux de la terre qu’Il a créé, avec de l’argile, devant Adam, fabriqué de la même matière qu’eux, et les fait défiler devant lui, mâle et femelle, puis se met en retrait afin d’observer Adam pour voir comment il se débrouille. La tache du premier homme consiste à leur trouver un nom. Ce nom n’est pas neutre ; sa finalité est de définir leur essence et le rôle qu’ils vont devoir jouer dans le grand zoo qui s’intitule la Terre.

 

Plusieurs questions se posent :

- Pourquoi D. qui attribue un nom à l’homme, ne fait pas de même pour les animaux ?

- Pourquoi D. se tient en retrait en observant l’homme en train de nommer les animaux ?

- En quelle langue sont nommés les animaux ?

 

L’explication communément avancée par les rabbins pour désigner ce passage est que D. fait défiler les bêtes devant l’homme pour qu’éventuellement il se trouve une compagne parmi celles-ci. Peut-être, mais avouez que c’est bien insuffisant.

 

Donner un nom à une chose ou à un être vivant ; par exemple  attribuer à un enfant qui vient de naitre le nom qu’il portera pour toujours, désigner un invention-innovation, donner un nom à une œuvre littéraire ou, appeler un chat,  « chat », est à la fois signe de possession / autorité sur la chose nommée, et enjoint à la chose/être nommé(e) une trajectoire, une  vocation dans le futur  et, contribue à mettre de l’ordre dans l’univers.

Ainsi, si je nomme un morceau de tissu, "torchon" ou "caleçon", je définis sa fonction/mission jusqu’à sa disparition physique. Si je nomme un loup, "agneau", cela implique que je dois l’installer dans la bergerie, et alors « bonjour le désordre ! De même, si un chef d’Etat nomme un politicien véreux et/ou incompétent, Ministre des Finance,  le pays perd perds son triple A.

 

Voyons ce qu’en pense Confucius:  Tzeu lou dit : « Si le prince de Wei vous attendait pour régler avec vous les affaires publiques, à quoi donneriez-vous votre premier soin ? – A rendre à chaque chose son vrai nom », répondit le Maître. « Vraiment ? répliqua Tzeu lou. Maître, vous vous égarez loin du but. A quoi bon cette rectification des noms ? » Le Maître répondit : « Que tu es rustre ! Un homme honorable se garde de se prononcer sur ce qu’il ignore.

Si les noms ne sont pas ajustés, le langage n’est pas adéquat. Si le langage n’est pas adéquat, les choses ne peuvent être menées à bien. Si les choses ne peuvent être menées à bien, les bienséances et l’harmonie ne s’épanouissent guère. Les bienséances et l’harmonie ne s’épanouissant guère, les supplices et les autres châtiments ne sont pas justes. Les supplices et les autres châtiments n’étant plus justes, le peuple ne sait plus sur quel pied danser. Tout ce que l’homme honorable conçoit, il peut l’énoncer, et l’énonçant il peut le faire. L’homme honorable ne laisse rien à la légère. » ( Linyu XIII.3)

 

Confucius, qui, à ma connaissance n’était pas familier avec le texte de la Genèse, avait compris - je ne sais trop comment - que l’essentiel , dans la politique comme dans toute œuvre humaine, était de nommer les choses par leur nom juste. Parce que le nom juste conduit à un projet souhaitable; donc à une réalisation qui correspond au projet. Le nom est donc normatif et, nommer, conduit non seulement à être mais aussi à devoir être. Le nom oblige.

Pour Confucius, si untel est nommé ministre, son nom l’oblige à se comporter comme tel. Si un fils nomme son père « père », il prend sur lui toutes les obligations filiales qui en découlent. Quand le Gouverneur de Che se vente que dans son pays il y avait des gens assez probes pour témoigner contre leur père, quand il volait un mouton, Confucius rétorque : « Chez nous les gens agissent tout différemment : les fils couvrent leurs pères et les pères couvrent leurs fils ; c’est là que se trouve la droiture »

 

La recherche du mot juste pour désigner la chose, relève chez Confucius de l’obsessionnel. Peut-être à juste titre d’ailleurs, car il y a la chose, et son apparence, et on a tôt fait de les confondre. Il faut se garder d’accoler trop vite un nom à ce que nous voyons, car alors on risquerait de désigner l’apparence et non l’être. La précipitation à nommer, et, à parler en général, peut engendrer des conséquences désastreuses. C’est  une des raisons pour lesquelles le Maître est si avare en paroles et accorde une si grande importance au silence. « J’aimerais ne pas parler... »

 

L’Adam, qui avait été conçu à la réplique et à la ressemblance de D., possédait par conséquent  un QI supérieur même à celui d’Einstein; les Textes nous disent, qu’il était en mesure de voir jusqu’à l’extrémité du monde, donc, aussi,  jusqu’à la fin des temps. Sa vision limpide de l’espace-temps ; lui-même étant matière animée et pensante, grâce au souffle divin, lui interdisait de commettre une erreur aussi grossière que de désigner le loup, « agneau ».  Il savait que toute erreur de désignation pouvait entrainer le monde au chaos originel ; son choix de nom pour les êtres animés se devait d’être parfait. Et surtout immuable. Le chien- chien, sera chien et s’appellera « chien » pour toujours, et surtout, se verra attribuer la mission d’un chien, afin qu’il soit et demeure dans le rôle qui lui était imparti et afin que l’ordre règne dans l’univers.

 

D. se place en retrait et observe avec bienveillance l'Adam, l’être créé à Sa Ressemblance, nommer les créatures vivantes créées par Lui, non pas, parce qu’Il n’a pas le pouvoir/savoir de le faire, mais pour laisser à l’homme le soin de diriger le monde qu’il n’a pas construit.

 

Adam, en véritable superman, accomplit la tâche de départ qui consiste à compléter l’œuvre divine en créant un ordre dans l’Univers, qui vient tout juste de naître, en désignant les choses par leur nom, donc, en plaçant chaque chose et chaque être à sa place. Les aléas de l’histoire et la stupidité des hommes vont entrainer une confusion  entre le nom et la chose désignée : l’amour devient perversion sexuelle, le pouvoir qui se doit d’être au service du peuple, l’asservit et l’humilie, d’où désordre et misère. Arrive Confucius qui nous dit que dans une société imparfaite, l’important est : « de rectifier les noms » … qui se sont pervertis.

 

Adam a fait du bon boulot ; la meilleure preuve, D. l’a laissé faire sans intervenir. Il le récompense même pour ce travail en lui fabriquant une compagne.

Une question demeure irrésolue: en quelle langue Adam désigne t-il les animaux ?

La tradition juive voit dans l’hébreu, la langue originelle qui donna naissance aux autres langues. Une étroite parenté entre l’hébreu et les autres langues a pu être constatée entre les termes se rapportant aux éléments appartenant aux groupes dont l’usage était connu aux stades primitifs de la civilisation : nom des planètes et des astres, nom des minéraux, nom des plantes, désignation des êtres humains (âge, sexe, parties du corps, famille et parenté), désignation de l’espace et du temps, des nombres et des mesures, désignation des métiers ou activités primaires, de la guerre et des armes et …  nom des animaux. La démonstration serait longue et n’apporte rien à notre sujet. Il est donc fort vraisemblable qu’Adam ait nommé les animaux en hébreu.

 

 Mais ce sont là des chinoiseries juives. Une chose est certaine: Confucius s’inscrit en droite ligne de l’Adam pointilleux dans la désignation des choses et des êtres pour qu’un minimum d’ordre règne dans l’univers. Il faut rectifier les noms !!

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Jeudi 1 juillet 2010 4 01 /07 /Juil /2010 12:54

Je n’apprécie pas trop les faits divers et plus encore leur généralisation pour en tirer des conclusions applicables à une ethnie, un peuple, un Etat. Ainsi l’incident sur l’A13 qui a provoqué une mort d’homme pour un refus de signer un constat à l’amiable, n’aurait pas dû en principe attirer mon attention. Seulement voilà, il réunit quelques ingrédients exceptionnels et une phrase qui a valeur de principe.

Les ingrédients: L’accrochage s’est produit entre deux conducteurs qui ne sont pas Français de souche, comme vous et moi. Vous, surtout!. A partir de là, la conductrice réfractaire aux constats à l’amiable, part du principe que les règles qui doivent régir deux automobilistes Estrangers, doivent être « autres », et ne peuvent se placer sous le vocable « amiable ». « Amiable renvoie à amitié, à amabilité et à l’équité, qui régissent les rapports entre les Souchiens ( sous-chien ou Souchien, dérivé de « Français de souche », au cas où vous ne le sauriez pas). Seulement voilà, Française de souche elle ne se considère point et Mohamed, dans l’autre voiture, ne l’était pas d’avantage à ses yeux. A partir de là, si ce n’est pas l’amabilité, donc la paix, qui doit régir les rapports entre les hommes, c’est forcément l’affrontement, donc la guerre. La meilleur preuve, les Non-Souchiens des Mureaux appelés en renfort, sans trop chercher à comprendre, ont eu ces mots définitifs: « on va vous tuer devant votre mère, on va les finir ». Ce ne sont pas des Souchiens qui fonctionnent à l’amiable, eux!

On peut légitimement se demander si la situation aurait été la même dans le cas où l’accrochage se serait produit entre un Non-Souchien et un Souchien? Je ne le pense pas. L’exaspération de la conductrice en tort s’explique parce que Mohamed est réfractaire à ses règles de vie, alors qu’il devrait l’être, n’étant pas un Souchien, lui non plus. Inadmissible! Il faut lui donner une bonne leçon afin que les Souchiens et les Non-Souchiens comprennent enfin que les Lois amiables qui régissent les rapports entre les hommes, dans la République française, ne s’appliquent pas aux Autres.

A partir de ce moment la phrase qui fuse dans sa bouche « Vous n’allez pas faire vos Français », est d’une logique implacable et prend valeur d’exemple à suivre.

 

Comment doivent réagir les Souchiens à cette situation? Si elle s’était produite aux Etats-Unis, les partisans de la non-régulation des armes à feu par l’Etat fédéral se reporteraient au Deuxième amendement de la Constitution rédigé au XVIIIe siècle, qui affirme que « le droit du peuple à détenir et à porter des armes ne sera pas transgressé ». Seulement voilà, nous sommes en France ou l’amabilité et la civilité régissent les rapports entre les Citoyens et nos règles de bienséance postulent que nul ne doit se faire justice lui même.

Il existe donc trois sous-populations dans notre belle France: les Souchiens dont les ancêtres sont nés sous un ciel tricolore, « Ceux qui veulent faire leur Français », et les Autres.

Les Souchiens obstinés sont irrécupérables par les Autres, mais, heureusement il existe des Souchiens malléables, tolérants ou sympathisants, ou mieux encore, prêts à rejeter leur Souchiennerie pour adopter les mœurs et coutumes des Autres.

« Ceux qui veulent faire les Français » sont écartelés entre les séductions de la République, ses valeurs, sa morale et l’Appel des Autres, qui leur rappellent précisément, que diantre, ils ne sont pas des Souchiens, et, de gré ou de force, ils doivent se ranger sous leur bannière. Cela suppose: ne jamais signer un constat à l’amiable, siffler la Marseillaise lors des matchs de Foot, bruler les bagnoles quand les Etats-Unis battent l’Algérie au Mondial. Etc.., etc..

Quant aux Autres, vous les connaissez aussi bien que moi. La plus grande prudence est recommandée

Je me suis rendu compte au fil des commentaires et des appels que j’ai reçus, que mon article précédent sur les débordements était plutôt abscons, et je m’en excuse auprès de mes lecteurs. S’il ne faut en retenir qu’une chose c’est l’angoisse des Souchiens et de « ceux qui font les Français », matérialisée par le nombre considérable de commentaires parus dans le Figaro et Le Parisien, à la lecture de l’inauguration de la Mosquée d’Argenteuil par Fillon (belle Première en France) et au dérapage sur l’A13. Même les mésaventures de l’équipe de France de Foot sont relégués aux oubliettes. Je noterai aussi la pudeur des Média qui n’ont presque jamais rapporté la phrase terrible rapportée par France-Soir: « Vous n’allez pas faire vos Français ».

Dans le Talmud (Guittin 10 b) et le Zohar (3, 227 a) il est écrit: Dina dé Malkhouta Dina, ce qui signifie que la Loi du Royaume ou, en l’occurrence de la République française, c’est la Loi !! Cette maxime doit s’appliquer quand le pouvoir civil dicte des Lois qui ne sont pas contraires aux Lois de la Torah, c’est à dire dans la quasi totalité des cas. Ainsi la signature d’un constat à l’amiable a force de Loi auprès des Juifs. Par contre, si on demande à un Juif de travailler à Kippour, il est tenu de négocier avec son employeur pour que la chose n’ait pas lieu. Et pourtant, les juifs ne sont pas des Souchiens. Comment cela s’explique t-il ? Les Juifs ont de tous temps envisagé, et pour cause, le cas de figure où ils vivraient sous la férule d’un autre royaume que le leur, et mis au point un mode opératoire pour vivre en bonne intelligence avec les Nations, sans aller à l’encontre de la Torah; ce qui a rarement été réciproque. A ma connaissance, le Coran n’envisage pas l’hypothèse où les Musulmans doivent adapter leur mode de vie et de comportement dans le cas, de plus en plus fréquent, où la Loi du pays où ils vivent n’est pas leur Loi. Il serait bon que leurs exégèses, comme les Rabbins du Talmud, légifèrent sur ce cas de figure. Et s’ils ne font pas , me direz-vous, partant du principe que le monde entier doit faire partie de la Ouma, la grande nation arabe, alors, pauvres Souchiens et pauvres « ceux qui font leurs Souchiens ». Ils devront vivre dans une République à deux régimes: celui où la Loi est appliquée, et celui où elle est évacuée d’un revers de main méprisant.

Il est clair que les politiques ont échoué à endiguer « les débordements », les Média à stigmatiser les comportements, au nom de l’ethniquement correct. J’en profite donc pour conclure par ma maxime favorite: Aux larmes citoyens !!


Par Arié - Voir les 1 commentaires
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Lundi 7 juin 2010 1 07 /06 /Juin /2010 19:52

 

Monsieur Monfigaro@lefigaro.fr , vous dont la sagesse n’a d’égal que la longévité, pourquoi avez jugé bon de modérer, autrement dit de refuser de publier mon article ? J’étais si fier d’accéder finalement au statut privilégié de Membre Mon Figaro Connect. Je m’étais imprégné de votre charte de savoir vivre et de politesse qui régissent les bonnes conduites à suivre. Je m’étais assuré, avant de vous faire parvenir ma prose, qu’elle n’était pas de nature à porter atteinte au respect de la vie privée, ni n’incitait à la discrimination, à la haine ou à la violence, que mon article n’était pas contraire aux bonnes mœurs, qu’il n’était ni diffamatoire ni dénigrant, que je me suis permis aucune raillerie sur le physique de Monsieur Kouchner, et enfin qu’il n’était pas vulgaire. Alors, pourquoi?

Parce que je me suis permis de nommer mon article « Israël gendarme du Monde. Il faudrait le remercier et non l’accabler ? Parce que j’ai anticipé la suggestion de Monsieur Kouchner de nommer une commission d’enquête « crédible et transparente », guillemets qui débordent votre propre code éthique, car il est diffamatoire et dénigrant pour Israël, laissant entendre qu’une commission d’enquête israélienne serait « mensongère et partiale », par définition. Parce que je me suis permis de souligner qu’Israël faisait  le travail des Puissances occidentales, en empêchant la constitution d’une base iranienne à Gaza, et qu’au lieu de l’accabler, il faudrait le remercier de faire ce sale boulot, qui ne plait pas plus aux Israéliens qu’à vous même.

Il est vrai que vous êtes un adorateur des guillemets malveillants. Si vous avez la mémoire courte, je me permets de vous rappeler un de vos articles dans lequel le petit fils de Sarkozy aurait été « circoncis » et je m’interrogeais de savoir comment il est possible  d’être circoncis entre guillemets ?

Votre empressement à me répondre par cette phrase définitive et blessante: « votre message sur lefigaro.fr a été refusé », signifie t-il que je suis sur liste noire ou qu’un vilain moteur détecte avec finesse et précision les mots et phrases qui ne sont pas politiquement corrects, autrement dit laudatifs envers les palestiniens? Ce serait inconvenant.

Ma première, et sans doute dernière mesure de rétorsion à votre égard, sera de ne plus jamais commenter vos articles, vous laissant en bonne compagnie avec vos internautes qui se régalent, comme vous, d’accabler  précisément  « Israël criminel » et vos fans du « Chef de la diplomatie française » comme vous qualifiez si justement notre bon Docteur.

Très sérieusement, je n’ai pas imaginé l’ombre d’une seconde que cet article, parfaitement correct, serait refusé par Le Figaro. J’invite mes lecteurs à le relire pour se forger leur propre opinion.

Monsieur Monfigaro, je n’attends pas de réponse de votre part et vous souhaite une bonne journée.

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Lundi 7 juin 2010 1 07 /06 /Juin /2010 19:42

Imaginez que demain le port de Gaza soit ouvert aux quatre vents; autrement dit à tous les bateaux qui voudraient y accoster, sans avoir à se soumettre à un quelconque contrôle israélien et égyptien. S’y engouffreraient aussitôt des combattants du Hezbollah, d’Al Qaïda, des instructeurs iraniens et syriens et toute la lie terroriste de la planète. Sans compter les missiles à longue portée, équipés de leurs charges, qui menaceraient, non seulement Tel-Aviv mais aussi le Caire et toutes les Capitales européennes et proche-orientales, situées dans un périmètre raisonnable. Cela peut se faire en un rien de temps. Il suffirait pour cela que l’Occident intensifie ses pressions sur le gouvernement israélien, au point de les rendre insupportables, pour obliger Israël à se montrer laxiste envers les « convois humanitaires » qui veulent mordicus décharger leur cargaison, et leur haine d’Israël, à Gaza. Il suffit d’un précèdent pour que les autres bateaux suivent.


En clair, Israël remplit aujourd’hui le rôle du gendarme du monde, accomplissant le travail peu reluisant mais indispensable pour que Gaza ne devienne pas la tête de pont du califat islamique qui est en train de s’instaurer sous les yeux myopes et inconséquents des Occidentaux, un peu partout dans le monde.

Gaza est un territoire de non-droit où le Hamas peut agir à sa guise, sans rendre ce compte à qui que ce soit. N’étant pas un Etat constitué, Il n’encourt aucune sanction internationale. Vivant de mendicité et sachant que la manne continuera à tomber du ciel, il n’a aucun souci à se faire pour sa balance des paiements. Jouissant de la sympathie des bobos/gauchos/écolos/intoxiqués par les Média bien pensants, il peut continuer à faire croire qu’il incarne la Mère Theresa, Gandhi et Che Guevarra réunis. Il n’a rien à craindre, à la condition de continuer à remplir son rôle de ballon d’essai ou d’éprouvette du califat islamique et de la Ouma en formation.

Les occidentaux persistent à croire de Gaza ne représente une menace que pour Israël. Ils se trompent lourdement, car en l’absence du rôle de gendarme qu’exerce Israël, et dans une moindre mesure l’Égypte, le territoire de Gaza hamassisé deviendrait un immense entrepôt d’armes et une base logistique à l’usage des islamistes qui pourront lancer à partir de ce territoire toutes les opérations terroristes qui leur passeront par la tête, et ce, tous azimuts.

Il est heureux que la Cisjordanie n’ait pas d’accès à la mer. Quant à un État palestinien hypothétique composé de la Cisjordanie et de Gaza, réunis, qui comporterait par conséquent un port autonome, il constituerait une menace réelle pour l’Occident et le Moyen-Orient, tout  autant que pour Israël.

La levée du blocus sur Gaza, qui entre nous, a été instauré aussi par l’Egypte, mais les Média ne le mentionnent pratiquement jamais, ou, le contrôle du chargement des navires par une FINUL quelconque ; par nature inefficace et laxiste, serait une catastrophe. Autant confier les clés de Gaza à l’Iran.

Personne n’aime les forces de police, ni le quidam moyen, ni les Etats;  pas plus Israël que les autres et pourtant, quelqu’un doit faire le travail. L’Occident devrait remercier Israël pour effectuer cette besogne peu ragoutante et non l’accabler

Quant aux besoins humanitaires des habitants de Gaza, j’aimerais rappeler que la première piscine olympique gazziate a été inaugurée récemment en grande pompe; celle de Sderot est restée fermée pendant quatre ans



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Lundi 24 mai 2010 1 24 /05 /Mai /2010 20:27


On me signale que juif.org a repris un article « Le yaourt et la question juive » que j’ai rédigé il ya plus d’un an, agrémenté d’une photo et surtout d’une signature attribuant l’article à une dénommée Yonit Mozes, sans évidemment citer ni mon nom ni mon site.

Cela m’étonne d’autant plus que depuis un certain temps déjà, ce site ne reprend plus mes articles, ce qui me chagrinait un peu car leur boycott a fait légèrement baisser mon audience.

J’écris donc à juif.org le mail suivant:

« Non seulement vous boycottez mon site www.geopolitiquebiblique.com, mais en plus vous reprenez mes articles en les attribuant à d’autres (Yonit Mozes »Le yaourt et la question juive ») , qui n’ont pas la décence de citer leurs sources. C’est lamentable. Je vous demande de me restituer la paternité de cet article et d’expliquer à vos lecteurs les véritables raisons pour lesquelles vous avez décidé de ne plus diffuser mes articles, sauf s’ils sont repris par d’autres sites. Ceci est d’autant plus injustifié que nous ramons dans la même direction. La Sinat Ahim n’a jamais réussi au peuple juif. Arié Levy »

J’écris également sur Facebook à la seule Yonit Moses que j’identifie. Cette dame , une journaliste israélienne, me répond qu’elle ne connait pas juif.org, ne parle pas français, et qu’elle est scandalisée que l’on utilise son nom à tort et à travers.

La réponse suivante de juif.org ne se fait pas attendre:

« Si c’était à vous, article supprimé »

Dans le genre analphabète : « moi Tarzan, toi Jeanne »

Je dois sans doute avoir la gale ou une quelconque maladie infectieuse qui risque de contaminer leur site.

Je suis donc en droit de me poser les questions suivantes:

- Mais qui sont ces gens qui se planquent sous ce site, qui n’a ni adresse, ni correspondant nommément désigné, sans parler de la politesse la plus élémentaire ?

- Sont-ils juifs ou ne le sont-ils pas ?

- Portent-ils une barbe, et si oui, est-elle noire ou rousse ?

- Portent-ils une kippa, un kova témbél ou un chapeau de brousse ?

- Roulent-ils à gauche, à droite ou peut-être au milieu ?

- Défendent-ils Israël ou, une certaine idée qu’ils s’en font ?

-Œuvrent-ils pour les israéliens, les juifs, les chrétiens ou les judéo-chrétiens ?

- Qui les finance et ou va l’argent qu’ils engrangent, sachant qu’ils sont plutôt doués pour générer des clics

Si vous en savez plus que moi je serais curieux d’en savoir d’avantage. En tout cas, je suis soulagé de ne plus être repris sur leur site. Non seulement soulagé, mais fier aussi. Je ne peux que conseiller à tous les blogueurs et autres sites de boycotter avec énergie ce machin qui se fait appeler « juif.org » parce qu’une chose est sure: ils sont trop mal élevés.

Par Arié - Voir les 0 commentaires
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Vendredi 21 mai 2010 5 21 /05 /Mai /2010 13:19

Devant 37 membres démocrates du Congrès; juifs – oui, il y en a tant que ça – Obama déclare: « Je me suis trompé dans mon comportement envers Israël, je suis arrivé au Moyen-Orient, et j’ai marché tout droit dans un champ de mines. En route, j’ai même perdu quelques doigts ». Non je n’ai rien inventé, cette citation figure dans le journal Israël Hayom et rapporte un entretien qui est dans la droite ligne de l’aveu fait par Rahm Emanuel : « nous avons merdé envers Israël ».Les Congressamn juifs ont présenté deux souhaits à leur Président: enlever le dossier israélien à Georges Mitchell afin qu’il soit traité par des personnalités plus haut placées – suivez mon regard – et effectuer une visite en Israël. C’est vrai qu’en Israël il y a de bons chirurgiens plasticiens reconstructeurs; on pourra tenter de lui greffer de nouveaux doigts.

Les Représentants juifs concluent en disant que l’entretien s’est déroulé dans une bonne ambiance, « on est comme une famille dans laquelle dans laquelle il peut y avoir des divergences d’opinion ».

Que ce serait-il passé si à la place de Bibi Netanyahou, Tsipi Livni avait occupé le poste de Premier Ministre ? Il est vraisemblable qu’elle aurait cédé sur toutes les exigences d’Obama, et qu’ainsi, il n’aurait pas eu à reconnaître qu’il s’était trompé et, par voie de conséquence, il n’aurait pas perdu ses doigts sur un champ de mines. Il y a une Hashga’ha Pratit, une attention particulière, pour Israël dans le Ciel, puisque le plus puissant des Tsorér Hayéoudim, tourmenteur des Juifs, de notre époque; je ne parle pas des seconds rôles, tels qu’Ahmadinejad, est capable de faire Téchouva, acte de repentance, comme on dit chez nos cousins.

« Faute avouée est à moitié pardonnée », dit le proverbe populaire. Pas d’accord, car à mon sens, il s’agit d’une demande de pardon de circonstance qui ne mérite au mieux qu’un un léger sourire.

Mais s’il s’est trompé sur Israël, qu’est ce qui nous dit qu’il n’a pas fait fausse route sur tous les dossiers dont il a eu la charge dès le début de son mandat ?

Son prblème, c’est que sur les autres dossiers il n’a pas en face de lui des interlocuteurs indulgents, tels que les congressman juifs, mais des requins sans pitié, qui tirent partie de ses faiblesses et de ses renoncements, pour ne citer que Medvedev, Lula, Assad, Ahmadinejad et consorts.

Cet entretien, en famille, n’a pas été repris, à ma connaissance par d’autres supports qu’Israël Hayom. La raison en est, à mon sens, que le Messie se doit de rester infaillible, or, pour une large part de l’Humanité, plus messianiste que le Messie lui même, Obama continue à incarner le Sauveur. Pour qu’il puisse le rester, il suffit de ne pas évoquer ses propres aveux. Quant à la perte – symbolique – de ses doigts, cela me rappelle les souffrances endurées dans sa chair par un autre sauveur, il y a bien longtemps. Etrange, non ?

Par Arié - Voir les 0 commentaires
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Vendredi 21 mai 2010 5 21 /05 /Mai /2010 13:10

C’est à dessein que je n’ai pas mis de guillemets autour de on a merdé; non que je me complaise dans la vulgarité, mais parce que je n’ai fait que traduire les termes exacts employés par le sieur Rahm Emanuel devant une assemblée de 15 Rabbins. « The Obama administration has “screwed up the messaging” about its support for Israel over the past 14 months, and it will take “more than one month to make up for 14 months »,” By the way, comme on dit en américain, drôle de langage devant un tel parterre.

 

Histoire surréaliste. Une quinzaine de rabbins, triés sur le volet, donc en mesure de répercuter la bonne parole obamienne à leurs Communautés respectives, sont invités à deux reprises par l’Administration américaine à la Maison Blanche: La première fois, pour s’entendre dire que l’on a merdé la communication avec Israël, et la seconde pour leur faire dire : « vous voyez, n’est ce pas, tous les efforts que nous avons accompli depuis notre dernière réunion, pour améliorer na ni , na, na, avec Israël

 

En anglais il existe un proverbe: don’t explain, don’t complain, ne te justifies pas, ne te plains pas. Autrement dit, t’as merdé… t’as merdé, essayes de réparer mais sans pleurnicher et sans justifier tes erreurs.

Obama ne doit pas connaître ce proverbe, pourtant bien utile dans la bonne marche des relations internationales, où avouer une erreur est impardonnable: il fait venir des rabbins et leur dit ‘Hatati, Pashati, J’ai fauté envers Israël, je demande Mehila, pardon. Et le tout sur un fond d’hypocrisie lamentable, car, que dit Emanuel en substance ? Nous avons foiré la communication, mais nous sommes droits dans nos bottes sur le fond, car Israël a toujours été notre allié, notre ami et nous sommes soucieux de son bien être et de sa sécurité. Faux, archi faux!

Cete épisode appelle plusieurs commentaires

Pourquoi inviter des rabbins pour faire entendre ce genre de discours; convoquer la presse eut été bien plus approprié. Ou alors, l’Ambassadeur d’Israël qui aurait transmis la bonne parole à qui de droit.

La première réponse qui vient à l’esprit est qu’Obama, par Rahm Emanuel et quelques feuj de service interposés, veut se réconcilier les bonnes grâces de la Communauté juive américaine, celle qui n’est pas empoisonnée par J Street, afin de limiter les dégâts aux prochaines élections au Congrès. Exact, mais insuffisant comme explication.

Une seconde hypothèse qui circule est, qu’Obama, lâché de toutes parts, par ceux qu’il croyait pouvoir séduire par son verbe, superbe – à commencer par le Monde arabe – se rend compte, qu’en définitive, son seul allié dans ce Moyen-Orient hystérique, contre l’extrémisme sunnite et la folie iranienne, reste et demeure Israël. D’où son mea culpa.

Mais, manifestement Obama considère que les lâchages et les affronts, en cascade, faits à Israël, en général, et à Netanyahou, en particulier, relèvent d’avantage du théologique que du politique, donc, qui mieux que des Rabbins pour entendre son mea culpa. On se croirait au Vatican. J’aime assez cette explication car elle cadre bien avec le vécu obamien. Voilà un homme qui a partagé son existence entre deux religions : l’Islam de son père et de son éducation en Indonésie, et ses choix d’adulte, à savoir intégrer l’Eglise baptiste du pasteur Jéremy Wright.

Ainsi que je l’ai rappelé à plusieurs reprises, la frontière entre le Christianisme de Wright et l’Islam soft, professé par Farrakhan et consorts, est bien mince, dans la mesure où les deux cultes s’adressent en définitive à une seule et même communauté: celle des Afro-Américains, qui, depuis quelques décennies, naviguent avec aisance de l’un à l’autre; quitte à revenir en arrière. La religion professée par ces deux branches de l’Abrahamisme, repose sur une certaine détestation des Blancs, quand ce n’est pas des juifs, qui non seulement, sont Blancs, mais en plus, échappent, et pour cause, au Christianisme. Détestation pas totalement injustifiée d’ailleurs, de par l’oppression morale et économique dont ont pâti les Noirs américains. De plus, Obama né d’un père Kenyan, ajoute un volet tiers-mondiste à sa double appartenance religieuse. Rien, ni personne, ne saurait justifier de sa part un amour quelconque pour Israël et les Juifs. Tout, au contraire, l’a préparé à la détestation de ce peuple. Or, quand on raisonne en termes de Pasteur, d’Imam et de Curé, le seul interlocuteur qui vient à l’esprit, c’est le Rabbin. Ce sont donc eux qu’il faut convaincre, pour qu’à leur tour, ils persuadent leurs ouailles.

Ce ne sont pas Rahm Emmanuel, Directeur de la Maison Blanche, Denis Ross, Conseiller du Président sur le Dossier iranien et Dan Shapiro, Directeur du « Desk Proche-Orient », tous juifs, mais bien ignorants des choses de la religion et des connexions singulières qui existent entre le Rabbin et la Communauté, qui le dissuaderaient d’organiser ces réunions, ridiculement inutiles.

Ils n’ont pas su expliquer à Obama que le temps où les Rabbins étaient les faiseurs d’opinion de la communauté juive – même aux Etats-Unis – avait bel et bien disparu, à part dans certaines communautés hassidiques; les Neturey Karta, par exemple. On peut le déplorer ou s’en réjouir, mais c’est comme ça.

Ils n’ont pas su expliquer à Obama que la fonction d’un Rabbin ne pouvait se comparer à celle d’un Pasteur, d’un Curé ou d’un Imam, parce que, pour le Judaïsme, tout juif est un rabbin potentiel, pour peu qu’il ait étudié et réfléchi, et que le judaïsme n’accorde pas de pouvoir particulier à la fonction.

La distinction entre laïc et religieux dans le judaïsme est absente, contrairement au Christianisme et à une large frange de l’Islam; donc le Rabbin n’est certainement pas l’interlocuteur ad hoc quand il s’agit de reconnaître que la communication envers Israël a été nulle.

 

« La forme du message est nulle mais le contenu reste valable », dit Emanuel. Avancer un tel argument c’est ajouter l’hypocrisie à la sottise. Avant même son éléction, Obama s’est montré partial, hostile, et préjudiciable envers Israël. J’ai dû consacrer une soixantaine d’articles à ce sujet – de quoi construire un bouquin -, je ne vais donc pas rabâcher. J’irais même plus loin: la forme du message a été plus adroite que le fond. Par ailleurs, depuis quand le fond est indissociable de la forme, surtout en politique.

 

Enfin, récompense suprême promise par Obama: il aurait expressément demandé à Georges Mitchell de ne plus mettre la pression sur Israël. N’ayez plus peur du méchant Mitchell; je lui a demandé d’être gentil avec vous, à l’avenir. De l’infantilisme à l’état pur. A moins qu’il ne s’agisse d’une nouvelle manoeuvre vicieuse, ce qui n’a rien d’incompatible avec l’infantilisme politique.

Je ne peux m’empêcher de rappeler que cet aveu de foirage de la part Rahm Emanuel conforte mes prises de position sur le comportement de l’Administration d’Obama vis à vis d’Israël depuis bien avant son élection. C’est dur, mais aussi encourageant, d’avoir raison.

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  • : 13/05/2007

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