Begag, Glucksmann, les charognards sont lâchés

Publié le par Arié

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Les charognards, c’est bien connu, sentent la chair fraiche. Mais pour attaquer leur proie, ils doivent aussi sentir que la bête est faible, voir inoffensive. Alors toutes dents et griffes dehors, ils se précipitent pour l’achever. Sinon, ils ont trop peur et se tiennent à distance, attendant leur heure.

 

Aujourd’hui, la jungle s’étale dans le journal "Le Monde", qui fait la part belle à deux éditeurs, Fayard et  Denoël. Le  premier investit sur un tiers de page pour vendre le prophète Azouz Begag, qui avant tout le monde, vous avait prévenu. Prévenu de quoi ? Vous avez tous compris : Azouz avait prédit avant tout le monde que notre président actuel présentait certains dérangements. Un prophète vous dis-je. Un Prophète qui surfe sur les sondages en baisse, pour savourer sa vengeance et par la même occasion, vendre beaucoup de moutons. La bête blessée ne se défendra pas ; les boutons, pardons les moutons brouteurs d’herbe, deviennent pour l’occasion carnivores.

 

En première page du Monde, Denoël investit sur les Glucksmann, grands spécialistes de mai 68, qui  prennent la plume, certainement enduite de poison mortel, pour compléter l’éducation de Nicolas Sarkozy. L’accroche en haut de l’annonce nous dit "Nous sommes tous des Juifs hongrois". Pour mieux sans doute faire passer le message que Sarkozy est juif. Ce qui bien entendu est inexact.

 

Les deux bouquins, outre leur volonté de nuire, voire d’instrumentaliser la baisse de  popularité du président, au profit de leur gloire et de leur portefeuille, ont un autre point commun. Ils plagient tous deux des titres connus. Dans le cas d’Azouz Begag, le fameux film  d’Yves Robert "La Guerre des boutons", et dans le cas des Glucksmann , la phrase de solidarité en faveur de Daniel Cohn- Bendit, malmené par les cons et les antisémites, en Mai 68, "Nous sommes tous des Juifs allemands". Sans doute a-t-elle été inventée par Glucksmann, qui en tout cas, semble en revendiquer la paternité.  Quel manque d’imagination de la part d’auteurs aussi talentueux.

 

L’accroche qui sert à vendre le Livre des Glucksmann me choque particulièrement.  Défendre Cohn-Bendit, attaqué à cause de sa nationalité et de son appartenance au judaïsme, qu’il le revendique ou non, ma semble hautement justifié. S’en servir pour laisser planer un doute sur la religion de Sarkozy, est particulièrement ignoble.   

 

Les deux auteurs pourront toujours rétorquer que c’est leur éditeur, qui dans le cas d’Azouz Begag, a trouvé le titre, et qui, dans le cas de Glucksmann, a inventé l’accroche. Ca ne trompera personne.

 

Il y a de l’hallali dans l’air, de la chasse aux sorcières et beaucoup de malveillance.

 

Je ne suis pas toujours de l’avis du Président et je ne gène pas pour l’écrire, mais je ne surfe pas sur les modes du jour et ne tire pas sur le pianiste. J’espère sincèrement que Nicolas Sarkozy poursuivra son mandat avec brio et réussite ; il y va de notre intérêt à tous. J’espère que la courbe de sondage se renversera, que les faux prophètes iront faire paître leurs moutons là où l’herbe est rare, et que les pamphlétaires, semeurs de rumeurs malveillantes, ravaleront leur caquet.

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