La cruauté des Européens vis à vis des Grecs est ignoble

Publié le par Arié

Je suis rarement d’accord avec Daniel Cohn-Bendit (mon ancien collègue à la Fac de Nanterre), mais, cette fois j’approuve à 100% sa sortie violente au Parlement européen au sujet des mesures imposées à la Grèce : « vous êtes complètement fous …. vous avez affaire avec des êtres humains …. On ne donne pas le temps à Papandréou de trouver un consensus …. Vous allez voir en Espagne et au Portugal s’il y a des problèmes »

La cruauté de l’Union Européenne vis à vis du peuple grec est innommable. Le problème de la banqueroute de l’Etat grec était connu depuis des lustres, et au lieu de procéder en douceur, en laissant le temps aux nouveaux dirigeants grecs, qui héritent d’une situation qu’ils n’ont pas provoquée, de procéder à des ajustements budgétaires, tolérables pour leurs concitoyens, l’Europe se comporte comme un prédateur sanguinaire, idiot, malhonnête et cupide.

Sanguinaire. En hébreu le mot « sang » est identique au mot « argent »: Dam Damim. En appauvrissant soudainement des êtres humains, salariés, retraités, fonctionnaires, faits de chair et de sang, on se livre à une forme de meurtre, en tranchant dans leurs maigres revenus.

 

Idiot. car le PIB de la Grèce représente des clopinettes par rapport au PIB de l’Europe; il n’y avait pas de péril en la demeure. Par contre, une peur panique va s’emparer des nouveaux membres de l’UE: Europe de l’Est + quelques grands anciens, Espagne, Portugal et Italie, sans oublier la France. Cette trouille de se retrouver dans la même situation que les nouveaux pauvres de la Grèce, provoquera des réactions telles que l’UE implosera en même temps que cette monnaie imbécile qui s’appelle l’Euro, dont l’apparition a permis à des tas de secteurs d’activité de gonfler artificiellement et impunément le prix de denrées essentielles.

Malhonnête. Au lieu de s’en prendre aux spéculateurs qui se font de l’argent sur la dette grecque, bien planqués derrière leurs ordinateurs, on violente les citoyens d’un seul pays, en attendant de s’en prendre à d’autres

Cupide. l’Europe se comporte comme un proxénète amoral. Elle emprunte à 3 % et prête au Grecs à 5. A la place des Grecs, je laisserai à l’Europe une belle ardoise. Ca fera les pieds à la très cynique Christine Lagarde, mais, malheureusement à nous aussi.

« Un pays n’a pas d’amis, il n’a que des clients et des intérêts », disait l’Autre, mais un conglomérat artificiel de pays tel que l’Union européenne, n’a ni amis ni clients, il n’a que sa sottise et sa cupidité, à faire valoir.

PissenlitsUne petite digression linguistico hébraïco graphique de mon cru. La Grèce, soit Yavan en hébreu s’écrit comme suit. A l’aube des temps la Grèce culminait dans les hauteurs métaphysiques du YouD (la petite lettre à droite); elle donnait le ton à l’ensemble de l’Humanité. Au fil des ans elle est devenue semblable aux autres pays, ni plus haute ni plus basse; ce fut le règne du VaV. A la fin des temps, elle entrainera les autres pays vers le bas, là où l’herbe ne pousse pas et où l’on mange des pissenlits par la racine; le Noun Sofi (final). Une espèce de vengeance posthume de Yavan contre Edom (voir mon précédent article). D’ici à ce que le Shekel devienne la monnaie internationale !!!

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