En quoi le Pharaon de Moïse ressemble à l’Obama de Netanyahou ? Et bon Pessa'h

Publié le par Arié

En quoi le Pharaon de Moïse ressemble à l’Obama de Netanyahou ? Et bon Pessa'h
Le cours de Rav Ouri Cherki sur les Dix plaies d’Egypte, que je vous recommande, commence ainsi : "le personnage le plus important dans la sortie d’Egypte est …. Pharaon. Comment le sait-on parce que c’est le personnage le plus souvent cité dans le texte, avec Moïse, bien sûr".

On a souvent tendance à présenter le Pharaon contemporain à Moïse comme un personnage cruel, maniaque, qui prend plaisir à tourmenter les Bnei Israël, or mettons-nous deux secondes à sa place. L’économie égyptienne repose sur le système esclavagiste. Pas d’esclaves pas de production, pas de pyramides, et plus globalement, pas d’industrie du bâtiment. Ce phénomène n’est pas réservé à l’antiquité ; dans le monde moderne, à commencer par Israël, l’industrie du bâtiment ne repose jamais sur les travailleurs locaux mais sur de la main d’œuvre étrangère, bon marché, trop contente de gagner quelques shekels dans une branche d’activité qui répugne aux "natives". Si Pharaon accepte de libérer ses esclaves, toute l’économie égyptienne s’écroule. Aussi la demande de Moïse et d’Aharon de libérer les Hébreux de l’esclavage est à priori irrecevable. Or, que constate-t-on lorsque Moïse et son frère demandent la libération et le départ des Hébreux d’Egypte ? En toute logique le Pharaon devrait les exécuter séance tenante ou les hospitalier dans un hôpital psychiatrique. Au lieu de cela il les écoute poliment ; la seule chose qui lui importe c’est d’apprendre d’avantage sur ce fameux dieu que les Hébreux disent vouloir servir dans le désert.

Les choses se compliquent à partir du moment où les plaies commencent à s’abattre sur l’Egypte. Le Pharaon devrait alors comprendre que le dieu de Moïse est autrement plus puissant que les magiciens d'Egypte et qu’il y va de son intérêt de se débarrasser de ce peuple d’esclaves qui menacent l’intégrité et la survie de son pays. Or voici qu’intervient une décision divine qui consiste à "endurcir le cœur de Pharaon". Le Pharaon, selon certains commentateurs, perd son libre arbitre, d’autres prétendent que dieu lui donne la force de supporter les épreuves. J’en vois quant à moi une autre explication : Hashém enlève à Pharaon la faculté de raisonner sainement, en pesant avec intelligence et logique le pour et le contre d’une décision politique majeure : garder sous sa coupe ces esclaves ou les laisser partir, quitte après tout à en trouver d’autres. Tout souverain raisonnable qui constate qu’il n’est pas en mesure de faire face à un ennemi plus puissant que lui comprend que l’heure est venue de plier. Il n’en est pas de même de Pharaon qui, tel Don Quichotte, pense pouvoir vaincre les moulins à vents ; un vent de sottise et de folie envahissant sa faculté de jugement.

Certains d’entre nous ne comprennent pas pourquoi Dieu a eu besoin de recourir à dix plaies alors qu’en une seule punition majeure il pourrait aisément convaincre Pharaon d’acquiescer à la demande de Moïse de laisser partir son peuple. La réponse est que la progression des plaies est destinée à convaincre les Hébreux, mais aussi Pharaon, les Égyptiens et toutes les Nations environnantes de la toute-puissance de Hashém. Une seule punition aurait pu faire penser à un cataclysme naturel, genre tsunami, et non à la main divine.

Nous connaissons la suite de l’histoire : la première plaie consistera à transformer les eaux du Nil en sang, la seconde se manifestera par une prolifération de grenouilles qui rendirent impropres toutes les nourritures et cassèrent la tête des Égyptiens par les décibels de leurs croassements, jusqu’à la dixième plaie, mort des premiers nés d’Egypte, hommes et bétail. La raison revint à Pharaon lorsqu’il vit mourir son premier né, et il laissa les Hébreux quitter son pays.

Il existe un Pharaon des temps modernes en la personne du dirigeant qui gouverne la plus grande puissance du monde, comme le fut indiscutablement l’Egypte aux temps anciens. A ce Pharaon quasiment tout puissant, en mesure de tracer une nouvelle carte invraisemblable sur la planète terre, se présente le représentant actuel des Hébreux qui lui dit, non pas « let my people go » mais « let my people live ».

Ce Pharaon, à l’instar de celui qui sévit au temps de Moïse "ne connut pas Joseph" (Exode I:8) ; autrement dit ne reconnait pas la contribution de Joseph et de ses descendants à la prospérité de son pays, à l’équilibre que représente l’Etat hébreu au Proche-Orient, à la Démocratie israélienne, ne reconnait pas les alliances signées par ses prédécesseurs avec les pays qui ont joué la carte de l’Amérique, ne sait pas distinguer entre les Etats traditionnellement amis et ses ennemis, il a l’esprit passablement embrumé, il déteste les Juifs, et il est mû par la fascination pour l’Islam, la pierre noire de la Mecque qu’il divinise, comme Pharaon l’était par la divinisation du Nil.

Ce Pharaon des temps modernes est autrement plus dangereux pour les Hébreux que ne l’était le Pharaon de Moïse qui, de l’avis de certains spécialistes, était également noir. Ce dernier avait au moins une bonne raison, d’ordre économique, de garder les Juifs en esclavage, le Pharaon Obama œuvre par Iran interposé et par les pseudos Palestiniens pour gommer l’Etat d’ Israël de la carte.

Il est clair qu’il n’atteindra pas son but car le Gardien d’Israël veille. La grande question est de savoir quelles plaies s’abattront sur lui et sur ses alliés, à l’instar des dix plaies qui se sont abattues sur l’Egypte pharaonique. N’étant ni prophète, ni fils de prophète je ne peux répondre à cette question mais je distingue néanmoins quelques signes avant-coureurs.

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