Trump attaque en Syrie mais c’est Israël qui subira les représailles
Ça y est Trump et Macron ont frappé en Syrie. A dessein, je n’inclue pas Theresa May dans cette coalition contre nature. Elle ne s’est jointe au tandem que pour remercier Trump, ulcéré par le gazage des petits syriens, de l’avoir soutenue lors de l’épisode de l’espion russe Sergei Skripal gazé à Londres. Un renvoi d’ascenseur gazeux en quelque sorte.
L’attaque s’est déclenchée une semaine après l’annonce de Trump de frapper dans les 24 heures ; le temps nécessaire pour les Russes, les Iraniens et les Syriens aussi, de mettre à l’abri leurs navires de guerre, leurs avions et tout leur précieux arsenal.
Poutine ne ripostera en s’en prenant aux navires américains qui ont envoyé les Tomahawk, ou contre les Rafale français qui ont fait un aller-retour France Syrie France ; il n’est pas fou, mais il prendra son temps, équipera la Syrie en S-300 qui dissuaderont les avions Israéliens d’attaquer des objectifs en Syrie.
Mon propos n’est pas de jouer les cyniques et les insensibles. Mais, partir en guerre parce que telles armes seraient plus atroces que d’autres, me parait être une raison hautement contestable. Assad a commis des ignominies nombreuses et variées depuis des années, y compris avec l’usage de gaz, et l’Occident n’a pas bronché. Soudain, Donald Trump se réveille et avertit qu'il faudra faire payer à Assad "le prix fort" pour cette "attaque chimique insensée". Pourquoi ? Parce qu’il a vu des photos d’enfants brûles, parce qu’il a les nerfs, parce qu’il veut prouver qu’il n’est pas un Obama number two ?
L'attaque chirurgicale des "Alliés" a permis à Trump et à Macron de flatter leur ego mais ne résout absolument rien au Moyen-Orient. Les Russes vont rapatrier leurs bateaux à Tartous et leurs avions à Hmeimim, les Iraniens continueront à construire leur empire, Assad à massacrer son peuple; seul Israël perdra des moyens de dissuasion précieux. Mais après tout on a connu pire.
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