Ca ,c'est du commentaire !!

Publié le par Arié

Commentaire  à "Barak et les codes de la Torah"


Reçu ce commentaire de J. Rahel qui me parait suffisamment important pour apparaître sous forme d’article. Ce ou cette bloggeuse  est en effet bien mieux averti(e) que moi des codes de la Torah. Je vous le livre in extenso, bien qu’il figure dans les commentaires à l’article.

" Le Rav Weismandel, est le premier, avant la deuxième guerre mondiale, qui eut l’idée de rechercher dans le texte de la Tora des mots encodés par des intervalles réguliers entre les lettres, phénomène qui sera appelé et pour simplifier, de leur nom hébreu dilouguim, ou encore de leur appellation scientifique ELS (en anglais Equidistant Letter Sequence, suite de lettres équidistantes).

Dommage que vous ayez pris comme référence ce Drosnin qui s'est accaparé les calculs du Pr Rips et de Doron Witztum qui eux, ont démontré mathématiquement que la Tora était d'origine divine, parce qu'elle n'aurait pu être écrite que par quelqu'un qui connaissait l'avenir, qui était omniscient ! 

Drosnin a fait d'énormes erreurs de traduction des textes bibliques. 

Si on prend son exemple sur l'assassinat de Rabin (z"l), il a très mal traduit le texte.
Yits’haq Rabin figure en une ligne verticale, traversée horizontalement par les mots rotséa’h acher yirtsa’h, traduits par Drosnin comme l’assassin assassinera. Ceci est une déformation malhonnête du verset, un contresens total. C’est Drosnin qui assassine la Bible !
Le verset originel où ces trois mots apparaissent (Devarim/Deutéronome 4,42) :
41. C’ est alors que Moïse désigna trois villes en deçà du Jourdain, à l’ Orient,
42. Pour servir de refuge au meurtrier qui ferait mourir son prochain sans préméditation et sans avoir été précédemment son ennemi, afin qu’en se réfugiant dans une de ces villes, il pût sauver sa vie.

Y a une nuance de taille entre un meurtrier par accident et un assassin qui assassine de sang-froid et avec préméditation. C’est justement pour cela qu' étaient prévues ces "villes de refuge", afin que celui qui avait fait mourir son prochain par accident, sans avoir été précédemment son ennemi, puisse échapper à la vendetta de la famille de la victime, tandis que l’assassin qui assassine intentionnellement était jugé pour homicide volontaire par le Sanhédrin.

Les pataquès de ce genre abondent dans le livre de Drosnin. Etant donné que, pour la plupart des lecteurs non avertis, l’hébreu c’est du grec, il n’’est pas étonnant qu’on y perde son latin. Un lecteur non hébraïsant n’ y verra que du feu.
Il y a beaucoup d'autres exemples, mais bon, point est l'objet de votre sujet. C'était juste un point que je voulais éclaircir aussi, il ne faut pas prendre pour argent comptant ce qu'a écrit Drosnin."


Réponse d’Arié :
 
1/ Drosnin ne peut pas traduire correctement l’hébreu puisqu’il ne le connaît pas. Il ne s’en cache pas d’ailleurs.
2/ Ce qui me parait important c’est de chercher dans le corps du texte, des « perles » qui auraient échappé au décodeur. C’est ainsi que j’ai déniché Barak/éclair inversé ; soit Krav/Bataille. Cela m’a semblé pertinent venant d’un militaire qui a livré maintes batailles, dont la dernière - pacifique - contre son rival malheureux Ami Ayalon.
3/ Ne disposant pas du programme de décodage, pouvez vous faire une recherche sur « Nicolas Sarkozy » dans la Torah ? Je vous promet de le publier in extenso.

4 / Bravo et Merci !!!!
 
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Publié dans Code de la Bible

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Tout d'abord je suis une bloggeuse et parfois même une blagueuse. Ceci dit, si je participe à votre blog, c'est parce que je le trouve intéressant et pas pompeux comme certains que j'ai pu visiter, et je ne cherche aucunement à paraitre sous forme d'article :/<br /> <br /> 3/ Je ne dispose pas du programme de décodage. J'avais appris quelques notions, justement pour contrer les inepties de mr Drosnin.<br /> <br /> 2/ C'est intéressant de dénicher et trouver des noms et des correspondances tant que l'on ne cherche pas à prédire l’avenir avec les codes. On peut, à la limite, puisque tout est dans la Tora, rechercher des événements historiques déjà advenus. Mais il ne faudrait pas perdre de vue que, comme tous les moyens ésotériques d’exégèse de la Tora, ils doivent servir avant tout à mieux comprendre et à expliciter la Tora elle-même et les mitzwoth, pas à scruter l’histoire des siècles passés, présentes ou futures.<br /> <br /> 1/ En revanche, pour ce qui est de Drosnin, si l'ivrit lui ait inconnu, je n'arrive pas à comprendre comment son livre a atteint le pinacle du hit-parade des succès de librairie, même au Japon et en Corée, donnant lieu à un battage médiatique sans précédent, et la Warner Bros a même acquit les droits d’auteurs pour la réalisation d’un film inspiré du chef-d’œuvre. Comme quoi, même dans le monde du livre tout est permis !
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