Ce que je vous serine depuis un bon moment; y compris dans "Mon âme pour un baril" que j’ai écrit il y a plus de trois ans - est arrivé : les américains ont fait volte face, et, par la voix de deux personnalités majeures, dont Stephen Hadley, le conseiller à la sécurité nationale, ont déclaré que l’Iran avait cessé depuis plusieurs années de développer des armes nucléaires et que leur programme est exclusivement destiné à des fins civiles ! Lire, l’Iran n’est plus une menace et il faudrait lui "lâcher les baskets".
Cette absurdité, annoncée froidement, de façon on ne peu plus officielle, a pour conséquence majeure que l’option militaire américaine contre l’Iran fait désormais partie des contes de fées. Toute l’armada américaine dans le Golfe persique : porte avions, tankers, sous-marins, était là pour amuser la galerie.
La stratégie chimérique de Condoleeza Rice - vous savez la Cruella aux grandes dents, qui ne fait peur qu’aux dalmatiens - selon laquelle les pays arabes modérés, l’Arabie Saoudite en tête, allaient s’opposer aux Iraniens hystériques, s’écroule par la même occasion ; le Sommet d’ANA POLICE , y a bien contribué. Il n’y a qu’à voir nos deux copains sur la photo, bras dessus, bras dessous. Les Saoudiens, eux ne sont pas fous, et ont tout intérêt à ménager les Iraniens afin d’éviter que leurs bobinettes, tout ce qu’il y a d’atomique, ne viennent anéantir leurs champs pétrolifères
Par la même occasion, Bush et Sarkozy, laissent s’installer à la tête du Liban, un Général, pro Hezbollah et pro syrien, ce qui a comme conséquence directe que le Liban va devenir à très court terme une province syrienne, alignée, comme il se doit, sur l’Iran.
Pour saisir l’énormité de la situation, rien ne vaut un dessin ; en l’occurrence une carte que j’ai dessinée à votre intention, et qui reprend grosso modo l’Empire perse sous Darius I ; lire les ambitions territoriales d’Ahmadinejad I.
Les frontières vont de la Grèce à la Chine, de la Lybie à l’Inde ; englobant au passage la Turquie et les provinces musulmanes de l’ex Union soviétique. C’était sous Darius, il y a 2500 ans, mais il n’y a aucune raison pour que cela ne recommence pas un des ces jours ; surtout avec deux Etats nucléarisés, à savoir l’Iran et le Pakistan. Pour sûr, cela règle tous les problèmes du Proche et Moyen Orient.
Le lâchage d’Israël par la dernière puissance qui, peu ou prou, le soutenait, place l’Etat juif devant une situation nouvelle: la solitude absolue devant les menaces qui se situent aux quatre points cardinaux.
C’est une situation longuement décrite par nos Prophètes, où les hébreux ne peuvent se reposer que sur Avinou Ché Bachamaïm.
A moins que Sarkozy, qui a été élu Président grâce au Lobby juif, comme l’a révélé, fort gentiment un Ministre algérien, n’aie la reconnaissance du ventre et vienne au secours d’Israël. J’en doute un peu, parce qu’un représentant multi cartes, comme notre Président, qui doit nourrir une large famille, composée de 60 millions de Français dont le pouvoir d’achat décline, doit s’occuper surtout de business et faire entrer les milliards.