Fermer l'ONU et jeter les clés dans l'East River.
La Société des Nations n'a pas su empêcher la Seconde Guerre mondiale, l'Organisation des Nations unies, qui lui a succédé, suppose, comme son nom l'indique, que les nations soient unies. Or de toute évidence, elles ne le sont pas plus aujourd'hui qu'elles ne l'étaient hier.
Qu'on le veuille ou non, les Nations se regroupent par affinités, cultures à peu près semblables et convergence d'intérêts. Faire cohabiter sous une même casquette, des chèvres et des choux, conduit à des structures d'accueil inopérantes, donc inutiles, voir nuisibles.
L'OTAN, qui est née à cause de l'incapacité structurelle de l'ONU à tenir tête au bloc soviétique, regroupe des Nations qui présentent un profil proche. Le bloc soviétique fissuré, n'est plus une menace (quoique ?) , mais cela ne signifie pas que l'OTAN n'a pas plus de raison d'être, bien au contraire; les antagonistes ont simplement changé de profil, de nature et de couleur. Pour faire simple, en 70 ans, on est passé du brun au rouge qui est en train de virer au vert.
La décision sarkozienne et régalienne, puisque le Parlement n'est consulté qu'après coup, de rompre avec 40 ans de solitude et de fâcherie, et de réintégrer le giron chaud et protecteur de l'OTAN est une simple mesure de bon sens. La France fugueuse et boudeuse est enfin revenue à la Maison. La boucle est bouclée, mais une mesure supplémentaire s'impose: fermer la porte du superbe immeuble de l'ONU, et jeter les clés dans l'East River.
Les mécontents n'auront qu'à créer leur propre organisation, en s'alliant par communauté d'intérêts, ou tout autre commun dénominateur qui leur plaira.
L'accession à l'OTAN sera ouverte et contingentée. Ouverte, parce qu'il ne faut pas décourager les bonnes volontés, contingentée, parce qu'il faudra montrer patte blanche, c'est à dire adhésion aux principes de liberté et de tolérance qui devaient guider l'OTAN.
L'ONU a montré et démontré son impuissance et sa cacophonie. La Tour de Manhattan à l'instar de la Tour de Babel n'a pas su et pu parler d'une même voix. Le projet chimérique de Nations unies a vécu, fort mal d'ailleurs, à quoi cela sert alors de faire de l'acharnement thérapeutique ? 70 % du Budget de l'ONU est consacré aux opérations de maintien de la paix, les Casques bleus ont suffisamment montré leur faculté à regarder à gauche lorsqu'il se passait quelque chose à droite. H'lass, comme on dit chez nous, l'expérience est concluante.
Il faut espérer que l'OTAN, enfin rejoint par la « furia franceze » saura faire mieux.
Je sais bien que je rêve et que l'ONU a encore de nombreux mauvais jours devant elle. Ce qu'il faut espérer c'est qu'un événement majeur ne la condamne pas à plier bagages, comme ce fut le cas de La SDN, décapitée par la guerre 39-45, que tout le monde voyait venir. Pour une fois, ne vaudrait-il pas mieux anticiper que subir ? La réintégration de la France dans l'OTAN s'inscrit, en tout cas, dans une bonne perspective.