Tripatouillages autour du prix Nobel de la Paix

Publié le par Arié


Verden Gang, communément appelé VG, le plus important quotidien norvégien, révèle que la majorité des membres du comité pour l'attribution du prix Nobel de la Paix ne voulaient pas l'accorder à Barak Obama. Cette information contredit les déclarations du président du Comité, Monsieur Thobjorn Jagland, selon laquelle la décision aurait été prise été prise à l'unanimité. A l'unanimité certes, après que cet ancien Premier ministre norvégien ait pesé de tout son poids sur ses collègues.

Une enquête rapide sur ce personnage m'a révélé bien des surprises.


Jagland commence à militer dès l'âge de 16 ans à l'AUF, ligue des jeunes travaillistes, affiliée au parti travailliste norvégien, et devient Premier Ministre en 1996, pour ne le rester qu'une année, jalonnée de divers scandales. En 2000 il est élu Président du Comité socialiste international pour le Moyen-Orient qui milite, entre autres, pour la partition de Jérusalem qui doit devenir la capitale de deux Etats, et pour les droits intangibles des réfugiés palestiniens. Ces positions sont en pĥase avec le parti d'extrême gauche israélien MERETZ et le Fatah. Dans le cadre de ces fonctions, Jagland en particulier œuvre, bien avant Obama,  pour stigmatiser toute islamophobie dans les pays occidentaux , has outspokenly opposed the perceived presence of islamophobia  in Western societies.

Jorgland est également un chaud partisan de l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne. Dans une tribune il écrit : "La Turquie peut contribuer à ouvrir la perspective d’une communauté œcuménique en Europe entre juifs, chrétiens et musulmans ,  si l’UE ferme la porte à la Turquie, les extrémistes islamiques diront aux voix modérées : regardez, l’UE est un club chrétien, pourquoi essayer de s’adapter à l’UE ? Ce message risquerait de se propager dans le monde arabe et les musulmans se sentiraient abandonnés et injustement traités".

En 2006 Jagland est nommé "Chairman of the Board" d'une ONG intitulée Oslo Center for peace and human rights, qui coopère étroitement avec la fondation Carter à Atlanta. Cette organisation est comparée, par ses propres membres au Gülen Mouvement, une des plus importante et puissante organisation islamique turque qui porte le nom d'un théologien fameux.


Cette ONG est notamment intervenue au Kénya en 2006 pour renverser le  Président Kiabi et mettre en place l'opposant Raila Odinga, pro américain. Elle a été largement soutenue par le Sénateur Barak Obama qui s’est rendu au Kénya avec toute sa famille, accompagné de son attaché de presse Robert Gibbs, promu par la suite porte-parole d’Obama à la Maison Blanche. Le Sénateur Obama a été, bien evidemment accueilli comme un enfant du pays dans un voyage hyper-médiatisé. Il s'est ingéré dans la vie politique locale et participé aux meetings de Raila Odinga, en appelant à une "Révolution démocratique". Le but de cette manœuvre consistait en fait à battre en brèche l’influence chinoise au Kénya pour privilégier les intérêts américains. Obligé, pour rétablir la paix civile, d'obtempérer, Kiabi créer un poste de Premier ministre qu'il confie à Odinga qui entreprend immédiatement de rédiure les échanges avec la Chine.


En 2009, Jagland devient le Président du Comité norvégien du prix Nobel, mais ce n'est pas son unique nomination en cette année faste; le 29 septembre, ce n'est pas bien loin, Jorgland est également élu Secrétaire Général du Conseil de l’Europe. Cette élection a été largement passée sous silence par les média, or elle est capitale.


Le Conseil de l’Europe est la plus ancienne des organisations de coopération européenne existantes, et l’une des plus importantes organisations intergouvernementales. Il représente 47 pays membres et 800 millions de citoyens. Son objectif fondamental est la préservation et la promotion des droits de l’Homme, la démocratie et l’état de droit, la lutte contre l’intolérance et le racisme; domaines dans lesquels excelle Jagland. L’Organisation est surtout connue au travers de sa convention phare : la "Convention européenne des Droits de l’Homme", qui a créé la Cour européenne des Droits de l’Homme qui siège à Strasbourg. Lors de sa nomination au Conseil de l'Europe, il lui a été demandé de démissionner du Comité Nobel. Jagland a refusé en arguant que seul un poste ministériel était incompatible avec la présidence du Nobel. Ce qui est une vaste foutaise dans la mesure où la Présidence du Conseil de l'Europe confère d'avantage de pouvoir que n’importe quel portefeuille de ministre.


Cette élection en date du 29 Septembre n'a été rendue possible que grâce à un accord en sous-main entre Washington et Moscou. Jagland n’a attendu que trois jours pour renvoyer l'ascenseur à Obama en lui octroyant le prix Nobel de la Paix. Il aurait été malvenu de l'attribuer à Poutine ou à Medvedev.


Rappelons par ailleurs que le 3 septembre 2009, le Fonds souverain norvégien, qui brasse 400 milliards de dollars, a vendu ses parts dans la société israélienne Elbit Systems, pour la raison triviale que cette société électronique a construit l'équipement de surveillance du mur de séparation entre Israël et le Cisjordanie. Coïncidence!


En fait Jargland, qui s'est toujours senti à l'étroit dans son pays et dans ses fonctions, quelles qu'elles soient, veut imprimer sa marque sur la scène internationale. Un des moyens à sa disposition consistait à faire bénéficier son ami Obama du prix Nobel de la paix.


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