« Vous n’allez pas faire vos Français »

Publié le par Arié

Je n’apprécie pas trop les faits divers et plus encore leur généralisation pour en tirer des conclusions applicables à une ethnie, un peuple, un Etat. Ainsi l’incident sur l’A13 qui a provoqué une mort d’homme pour un refus de signer un constat à l’amiable, n’aurait pas dû en principe attirer mon attention. Seulement voilà, il réunit quelques ingrédients exceptionnels et une phrase qui a valeur de principe.

Les ingrédients: L’accrochage s’est produit entre deux conducteurs qui ne sont pas Français de souche, comme vous et moi. Vous, surtout!. A partir de là, la conductrice réfractaire aux constats à l’amiable, part du principe que les règles qui doivent régir deux automobilistes Estrangers, doivent être « autres », et ne peuvent se placer sous le vocable « amiable ». « Amiable renvoie à amitié, à amabilité et à l’équité, qui régissent les rapports entre les Souchiens ( sous-chien ou Souchien, dérivé de « Français de souche », au cas où vous ne le sauriez pas). Seulement voilà, Française de souche elle ne se considère point et Mohamed, dans l’autre voiture, ne l’était pas d’avantage à ses yeux. A partir de là, si ce n’est pas l’amabilité, donc la paix, qui doit régir les rapports entre les hommes, c’est forcément l’affrontement, donc la guerre. La meilleur preuve, les Non-Souchiens des Mureaux appelés en renfort, sans trop chercher à comprendre, ont eu ces mots définitifs: « on va vous tuer devant votre mère, on va les finir ». Ce ne sont pas des Souchiens qui fonctionnent à l’amiable, eux!

On peut légitimement se demander si la situation aurait été la même dans le cas où l’accrochage se serait produit entre un Non-Souchien et un Souchien? Je ne le pense pas. L’exaspération de la conductrice en tort s’explique parce que Mohamed est réfractaire à ses règles de vie, alors qu’il devrait l’être, n’étant pas un Souchien, lui non plus. Inadmissible! Il faut lui donner une bonne leçon afin que les Souchiens et les Non-Souchiens comprennent enfin que les Lois amiables qui régissent les rapports entre les hommes, dans la République française, ne s’appliquent pas aux Autres.

A partir de ce moment la phrase qui fuse dans sa bouche « Vous n’allez pas faire vos Français », est d’une logique implacable et prend valeur d’exemple à suivre.

 

Comment doivent réagir les Souchiens à cette situation? Si elle s’était produite aux Etats-Unis, les partisans de la non-régulation des armes à feu par l’Etat fédéral se reporteraient au Deuxième amendement de la Constitution rédigé au XVIIIe siècle, qui affirme que « le droit du peuple à détenir et à porter des armes ne sera pas transgressé ». Seulement voilà, nous sommes en France ou l’amabilité et la civilité régissent les rapports entre les Citoyens et nos règles de bienséance postulent que nul ne doit se faire justice lui même.

Il existe donc trois sous-populations dans notre belle France: les Souchiens dont les ancêtres sont nés sous un ciel tricolore, « Ceux qui veulent faire leur Français », et les Autres.

Les Souchiens obstinés sont irrécupérables par les Autres, mais, heureusement il existe des Souchiens malléables, tolérants ou sympathisants, ou mieux encore, prêts à rejeter leur Souchiennerie pour adopter les mœurs et coutumes des Autres.

« Ceux qui veulent faire les Français » sont écartelés entre les séductions de la République, ses valeurs, sa morale et l’Appel des Autres, qui leur rappellent précisément, que diantre, ils ne sont pas des Souchiens, et, de gré ou de force, ils doivent se ranger sous leur bannière. Cela suppose: ne jamais signer un constat à l’amiable, siffler la Marseillaise lors des matchs de Foot, bruler les bagnoles quand les Etats-Unis battent l’Algérie au Mondial. Etc.., etc..

Quant aux Autres, vous les connaissez aussi bien que moi. La plus grande prudence est recommandée

Je me suis rendu compte au fil des commentaires et des appels que j’ai reçus, que mon article précédent sur les débordements était plutôt abscons, et je m’en excuse auprès de mes lecteurs. S’il ne faut en retenir qu’une chose c’est l’angoisse des Souchiens et de « ceux qui font les Français », matérialisée par le nombre considérable de commentaires parus dans le Figaro et Le Parisien, à la lecture de l’inauguration de la Mosquée d’Argenteuil par Fillon (belle Première en France) et au dérapage sur l’A13. Même les mésaventures de l’équipe de France de Foot sont relégués aux oubliettes. Je noterai aussi la pudeur des Média qui n’ont presque jamais rapporté la phrase terrible rapportée par France-Soir: « Vous n’allez pas faire vos Français ».

Dans le Talmud (Guittin 10 b) et le Zohar (3, 227 a) il est écrit: Dina dé Malkhouta Dina, ce qui signifie que la Loi du Royaume ou, en l’occurrence de la République française, c’est la Loi !! Cette maxime doit s’appliquer quand le pouvoir civil dicte des Lois qui ne sont pas contraires aux Lois de la Torah, c’est à dire dans la quasi totalité des cas. Ainsi la signature d’un constat à l’amiable a force de Loi auprès des Juifs. Par contre, si on demande à un Juif de travailler à Kippour, il est tenu de négocier avec son employeur pour que la chose n’ait pas lieu. Et pourtant, les juifs ne sont pas des Souchiens. Comment cela s’explique t-il ? Les Juifs ont de tous temps envisagé, et pour cause, le cas de figure où ils vivraient sous la férule d’un autre royaume que le leur, et mis au point un mode opératoire pour vivre en bonne intelligence avec les Nations, sans aller à l’encontre de la Torah; ce qui a rarement été réciproque. A ma connaissance, le Coran n’envisage pas l’hypothèse où les Musulmans doivent adapter leur mode de vie et de comportement dans le cas, de plus en plus fréquent, où la Loi du pays où ils vivent n’est pas leur Loi. Il serait bon que leurs exégèses, comme les Rabbins du Talmud, légifèrent sur ce cas de figure. Et s’ils ne font pas , me direz-vous, partant du principe que le monde entier doit faire partie de la Ouma, la grande nation arabe, alors, pauvres Souchiens et pauvres « ceux qui font leurs Souchiens ». Ils devront vivre dans une République à deux régimes: celui où la Loi est appliquée, et celui où elle est évacuée d’un revers de main méprisant.

Il est clair que les politiques ont échoué à endiguer « les débordements », les Média à stigmatiser les comportements, au nom de l’ethniquement correct. J’en profite donc pour conclure par ma maxime favorite: Aux larmes citoyens !!


Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
G
<br /> L'Alliance que D. a contractée avec les hommes engage l'homme dans l'accomplissement de la création et l'ouvre à la responsabilité vis à vis d'autrui. Cet engagement suppose altérité et identité,<br /> l'articulation extériorité-intériorité rendant ainsi compte du schéma de la médiation : la participation de l'autre dans la découverte de soi. La parole révélée, la Torah est une médiation qui<br /> maintient à la fois distance et proximité entre Dieu et l'homme dans une relation de communication qui sera dans toute l'histoire d'Israël vivifiée par le personnage du médiateur de l'Alliance ou<br /> de la Révélation : le prophète ou élu du peuple juif qui interprète et transmet la Révélation.<br /> <br /> <br /> Le concept de démocratie est la contre-partie politique de l'idée juive de la fraternité humaine. Nous ne sommes pas sans connaître les facteurs nombreux et complexes qui ont contribué au<br /> développement de la démocratie. Mais, dans la mesure où elle est née de l'idée d'égalité humaine, elle est l'enfant de la Bible II n'y avait pas de démocratie en Europe avant que les foules ne<br /> connussent la Bible. Ce n'est que lorsque les enseignements de la Bible eurent libéré les esprits des hommes que les prémices de la démocratie apparurent dans le monde occidental. La puritaine<br /> Angleterre a été, sous l'influence de l'Ancien Testament, le précurseur de la politique américaine, qui fut, de même, construite sur les fondations du code mosaïque.<br /> <br /> <br /> Si nous commettons un dommage, nous devons le réparer et dédommager la victime. Si nous faisons du mal à quelqu'un, nous devons lui demander pardon. Nous sommes responsables de nous-mêmes et de<br /> nos biens. Nous avons le devoir de nous réconcilier et de faire la paix.<br /> <br /> <br /> La liberté de chacun étant à la base de la pensée juive, il est possible d'utiliser cette liberté pour rejeter le Judaïsme. Mais la question qui véritablement se pose est de savoir si en agissant<br /> de la sorte, nous créons les conditions qui permettront aux générations suivantes, et pas seulement à la nôtre, de vivre dans la liberté ? Rejeter la Loi, c'est rejeter l'idée que pour vivre dans<br /> une société d'hommes libres je dois être capable de m'imposer un certain nombre de restrictions qui garantissent la liberté d'autrui. Sans la Loi, je profite certes de ma liberté, mais je ne créé<br /> pas les conditions qui permettent aux autres de profiter de la leur. Ainsi, dans une optique juive de la notion de liberté individuelle, ma responsabilité envers les autres m'impose une certaine<br /> limite à ma propre liberté, tout comme Dieu devait accepter de s'auto-limiter pour garantir notre existence d'hommes libres. C'est cette idée qu'exprime le Talmud lorsque les sages commentant sur<br /> le verset 16 du 32ième chapitre du livre de l'Exode, remarquent :<br /> <br /> <br /> " Ne lit pas ? Harout Al Ha-Loukhot', engravé sur les tables, mais Hérout Al Ha-Loukhot', la liberté sur les tables ; la seule personne qui est véritablement libre est celle qui comprend que la<br /> Torah est la source de la liberté " (Eruvin 54 a).<br />
Répondre