L’Union méditerranéenne de Sarkozy, une dangereuse utopie.

Publié le par Arié

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Les plus anciens d’entre vous se souviennent sans doute de la chanson de Tino Rossi, reprise par Louis Mariano, extraite d’une opérette à succès : "Méditerranée,  Na, Na, ses îles d’or ensoleillées, Na, Na,  ses rivages sans nuages, son ciel enchanté…..Na, Na, Na…."

 

J’ignorer si notre Président avait l’âge pour voir l’opérette qui se jouait au théâtre du Chatelet, mais cette chanson a dû le marquer; moi aussi d’ailleurs.

 

Ces nostalgies enfantines ont la vie dure et, si elles ne sont pas traitées, peuvent se transformer en vision politique. La vision d’une Méditerranée idyllique, sereine, où les conflits millénaires qui ont agité ses rivages, seraient mis aux oubliettes. Tout cela grâce….à son ciel enchanteur et au parfum des ses orangers.

 

Malheureusement la réalité est toute autre. Récemment, une compétition internationale de Judo prévue au Caire, met à l’index les judokas israéliens, déclarés Judoka non grata en terre pharaonique.  Notre Président, élu comme chacun le sait par le Lobby juif, n’était pas vraiment le bienvenu en Algérie. Il s’y est rendu quand même et il a bien fait, abandonnant au passage à Paris Enrico Macias. Khadafi , l’ex terroriste, qui ne terrorise plus personnellement mais qui encourage le terrorisme, vient chercher en France de la respectabilité, de la technologie, et plus de sous – pour mieux financer sans doute le terrorisme des opprimés. Rivages enchantés, vous dis-je !

 

Dans la Torah, la Méditerranée est qualifiée par le terme HAYAM HAGADOL, la grande mer. Elle ne figure qu’à deux reprises dans le Livre des Nombres, Chapitre 34. Sa mention n’a d’utilité que de délimiter les frontières ouest d’Israël, telles qu’elles sont fixée par D., Lui-même. Sous entendu, "ce qui se  passe au-delà du yam hagadol n’a pas d’intérêt pour vous".

 

La Grande Mer ne préoccupe pas trop la Torah, ni nos Sages. Sa seule utilité est de permettre à la Tribu de Zebulun de faire du business, pour entretenir son frère Issachar, qui peut ainsi étudier à loisir sous sa tente, déchargé des soucis matériels ; la géopolitique biblique est terrestre et pédestre. Les liens qui se font ou se défont entre les Nations, se passent sur la terre ferme.

 

Son autre utilité consiste à permettre aux vaisseaux, de transporter des soldats, des chevaux et des armes pour enquiquiner un voisin punissable, pour de bonnes ou de mauvaises raisons.

 

Sur ses bords enchanteurs ont fleuri des orangers mais aussi des dogmes qui prétendaient tous être meilleurs et plus justes que celui du voisin; et de le lui faire comprendre à grands coups de massue. Du Sud vers Nord, les armées mahométanes parties islamiser l’Europe. D’Ouest vers l’Est, les Croisades, parties évangéliser les Infidèles. Plus près de nous, du Nord au Sud les Français  partis faire fleurir l’Algérie et gagner quelques sous par la même occasion. Les exemples abondent. La Méditerranée est un carrefour de discordes, d’intérêts divergents, de "Mon Dieu est meilleur que le tien".

 

Or, notre Président s’est mis en tête de réconcilier tout ce beau monde en créant une Union méditerranéenne. Ce qui, au passage, est frustrant et injuste, pour les pays qui n’ont pas le privilège de border la Méditerranée et qui sont liés à la France par des Unions autrement plus réalistes.

 

Je prétend que cette initiative, pas si chimérique que ça, est destinée à privilégier les pays arabes qui bordent le Méditerranée, au détriment d’Israël, pour je ne sais quelle bonne/mauvaise raison : business sans doute, mauvaise conscience de la France, sans  doute, et souci de plaire aux pays musulmans, certainement.

 

Cette Méditerranée, trait d’union, entre des protagonistes qui, au mieux se méprisent et au pire se haïssent, m’inquiète, car Nicolas, a de la suite dans les idées et la capacité de faire aboutir les dossiers.

 

J’aurais préféré la voir perdurer dans la chanson de Louis Mariano.

 

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