FREUD, ADLER , FRANKL
Freud, Adler ou Frankl ?
Non, je ne suis pas un monomaniaque de la géopolitique biblique. Il y a d’autres sujets qui me branchent et, qui à mon sens, entrent dans le cadre de la Yiddish Keit. Vous savez, cette faculté très juive de prendre du recul face aux choses sérieuses ou douloureuses. Aujourd’hui j’aimerais me livrer à une vulgarisation très sommaire de la pensée respective de trois pères fondateurs de la psychanalyse ; à savoir Freud, Adler et Frankl. N’étant pas un spécialiste de la chose je vous livre ma vision à laquelle je crois dur comme fer.
D’abord Freud. Qu’est ce que je lui reproche ? De manquer d’humour, d’avoir tout misé sur le pansexualisme, à savoir la réduction du comportement humain au seul fonctionnement sexuel, et de se prendre pour Moïse - un Moïse arrangé à sa sauce qui n’est ni cacher, ni conforme aux Textes - Je ne peux décemment pas lui reprocher de ne pas croire en D. parce que « tout est entre la main de D. sauf la crainte de D ». (Les hébraïsants traduiront). Bref je trouve que c’est un mec triste. Et ça pour un juif, croyant ou pas c'est inacceptable.
Adler, quant à lui, mise sur la volonté de pouvoir, de puissance qui, si contrariée, est source inépuisable de névroses. Je ne nie ni les complexes d’infériorité, ni la sexualité source de traumatismes. Il serait trop long ici de disserter sur le désir de la mort du père inhérente à chaque individu – notion inventée par Freud, sans aucune référence tangible. Le père mythique ou réel qui serait une espèce de divinité toute puissante, D. lui-même. Je suis en fait beaucoup plus séduit par Victor Frankl, qui à 15 ans correspondait déjà avec Freud. Précoce, non ?
Que dit Frankl en somme ? Des chose simples : que tout individu est à la recherche d’un sens à donner à sa vie, à ses actes, quel que soit ce sens, et s’il n’en trouve aucun, il est mal ! Ca me semble d’une logique implacable. Frankl a été déporté à Auschwitz. Libéré, il apprend que sa femme est morte à Bergen-Belsen. Il a trouvé malgré tout le courage de continuer à vivre, écrire, enseigner, se remarier et vivre jusqu’à 92 ans. Et surtout, d’après ceux qui l’ont connu, à garder son caractère jovial et expansif . Et puis Viktor Frankl dit une chose essentielle et totalement juive, bien que fort heureusement, elle ne soit pas réservée aux juifs. « S’il nous est impossible de modifier une situation qui ne dépend pas de nous, il nous reste la possibilité de modifier notre regard pour l’accepter par l’humour qui devient ainsi une formidable parade contre le désespoir ». Par exemple le désir de gagner toujours plus d’argent, s’il est contrarié, reste toujours l’humour, l’autodérision ou le rire.
Alors Frankl développe la Logothérapie, le besoin de sens et d'une dimension spirituelle. En cela, il se situe aux antipodes de Freud, pour qui la recherche de la spiritualité n'est qu'une source de misères. La Science, là est la vérité ! Mais Frankl ne fait pas de prosélytisme pour telle ou telle religion. "A chacun sa route, à chacun son chemin" ! Chaque individu est invité à trouver sa source d'épanouissement personnelle, et je rajouterai à titre personnel, à condition qu'elle ne soit pas dérangeante pour les autres.
Sympa, non ? Et surtout très actuel, un peu comme la Blogothérapie en somme.
Sympa, non ? Et surtout très actuel, un peu comme la Blogothérapie en somme.
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