Salon du Livre ; des écrivains israéliens bien pensants.
Je me suis rendu au Salon du Livre avec un manuscrit politiquement incorrect. J’entends par là, qui ne défendait pas nécessairement "le juste droit" des Palestiniens à récupérer la terre de leurs ancêtres par tous les moyens, y compris en assassinant le maximum d’israéliens possible pour faire de la place. L’accueil de la plupart des éditeurs à qui j’ai présenté mon manuscrit a manqué pour le moins d’enthousiasme. Manifestement je n’étais pas dans la ligne du Parti des bien pensants. La preuve, me disaient-ils : tous les écrivains israéliens présents au salon sont de Gauche ! Je préciserai même, plutôt d’Extrême Gauche. A commencer par l’inénarrable Avroum Burg, qui comme je l’avais prédit dans mon article "Avroum a des ratés dans le moteur" , a bien sûr trouvé un éditeur français pour distiller sa haine.
Et puis j’ai eu un flash : si tous les écrivains israéliens dont les livres étaient présentés au Salon défendent peu ou prou, ou énormément, pour certains d’entre eux, le droit des palestiniens à emm… Israël, alors une conclusion s’impose : il n’existe pas d’écrivains israéliens de Droite ; bien que ce terme ne soit pas du tout approprié. La littérature, le talent, la pensée, l’imagination, l’esprit critique, la Torah pour référence, l’héritage des pionniers qui ont construit Israël, ont déserté la pensée de ceux qui ne pensent pas forcément que le Palestinien est l’avenir de l’homme… Israélien.
Par je ne sais quel phénomène, nous avons été dépossédés de l’écriture, qui est devenue la propriété exclusive de ce qu’il convient d’appeler les écrivains de gauche. Que faire ? C’est comme ça.
De deux choses l’une : ou bien cela correspond à la réalité et aucun penseur ou écrivain n’émerge de cette nébuleuse que l’on pourrait qualifier la Droite israélienne, ou bien les éditeurs, qu’ils soient israéliens ou ne le soient pas, boycottent avec beaucoup d’application les auteurs mal pensants.
Je n’ai pas de réponse univoque à cette question, aussi je rapporterai une expérience personnelle, bien que je ne me considère pas comme un vrai écrivain. Lorsque j’ai soumis le manuscrit de mon roman à des éditeurs de poids, l’un d’entre eux, et non des moindres, m’a fait la réponse suivante : Votre livre ne manque pas de qualités, on aimerait bien le publier, mais…. nos commerciaux n’accepteront pas de le placer en Librairie. Par peur sans doute qu’il ne contamine les autres livres ou par peur de se faire casser la figure par le libraire. Je l’ignore. Mais quoiqu’il en soit, pour cet éditeur, mon livre pue des pieds.
Je suis convaincu que 90% des israéliens ne partagent pas les thèses d’Avroum Burg ; il n’empêche que ce triste sire après avoir été publié en hébreu, l’a été en anglais puis en français et bientôt, je gage, en papouasien moderne.
Attention, Les Enderlain sont parmi nous, et ils ne puent pas que des pieds.