Le cinéma israélien ou comment dézinguer l'image de son pays
Organisé de main de maître le second festival du film israélien à Nice. Pour plus de détails connectez vous à son site.
N'étant pas critique cinématographique, je me contente de vous retracer les thèmes abordés dans les quatre films que j'ai vus, n'étant pas certain d'aller voir le cinquième et dernier. On y parle de:
- L'expulsion inhumaine des travailleurs étrangers sans papiers qui ne respecte même pas, comme dans la France de Besson, le regroupement familial
- La toute puissance de la Maffia israélienne et ses accointances avec la Police
- L'ignominie des kibboutsnikim qui, non contents de jouer et de perdre leur kibbouts à la Bourse, y abandonnent aussi leur petits vieux.
- La jeunesse israélienne: les russes qui dealent et qui cognent, les blacks, pardon, les éthiopiens qui sniffent et qui subissent, le tout sur fond de racisme, avec retour sur le comportement maffieux des israéliens de souche. Il est par ailleurs normal et logique que ce film qui dézingue le plus l'image d'Israël ait reçu des tas de Prix.
Un morceau d'anthologie et une description de la société israélienne qui vous donne l'envie de terminer vos vieux jours en Esquimauland ou en Australie, avec les aborigènes et les kangourous, mais surtout pas dans ce pays qui, comme on dit dans la Torah, "mange ses habitants" .
J'accorderai une mention spéciale au film qui traite des esquimaux, pardon des petits vieux abandonnés dans le kibbouts; normal, ils font partie de la génération des fondateurs de l'Etat d'Israël, à l'époque où l'on avait encore des valeurs et où l'on croyait à des lendemains qui chanteront juste. Les acteurs aussi jouaient juste et le metteur en scène avait de la bouteille.
Mais, à la réflexion, une société qui stigmatise ses travers dans le cinéma, la littérature ou toute autre forme artistique vaut quand même beaucoup mieux que celles qui glorifient le meurtre, la haine et le contentement de soi, dans le pur style rouge-brun-vert, lire cinéma soviétique, nazi ou "Protocole des Sages de Sion" tourné en Egypte.
Les petits gars qui ont organisé le festival n'y sont pour rien: ils projettent les films qu'ils reçoivent. L'année dernière les films étaient de meilleur qualité, mais les thème abordés n'épargnaient pas non plus la société israélienne. Bravo en tout cas aux organisateurs du festival du film israélien; je leur souhaite du succès et surtout du souffle, parce que, on ne sait jamais: les lendemains se remettront peut être à chanter un de ces jours sur la terre de nos ancêtres et de leurs rejetons.