Aucun abri de Sdérot n'est cacher
Voici à quoi ressemblent la presque totalité des abris de Sdérot et de la région du haut Neguev

Il existe à Sdérot, pour une ville de 24 000 habitants, pardon, pour beaucoup moins, puisque près de 5000 habitants ont quitté la ville - définitivement ou temporairement - 80 abris publics, et un nombre non communiqué d’abris dans les moshavim aux alentours. Or aucun de ces abris n’est aux normes: pas de sanitaires, ni d’air conditionné, ni de point d’eau en état de marche, ni d’aération. Et puis le ménage n’a pas été fait depuis….30 à 50 ans !

Manque de crédits, affirme la Municipalité, négligence rétorquent les autres, le Bon D. y pourvoira, disent les plus Anciens, plus fatalistes. En attendant, en cas de coup dur, en admettant que la pluie de Quassam qui déferle sur Sdérot depuis des années et qui s’est intensifiée ce dernier mois, tuant plusieurs personnes, blessant des dizaines d’autres et traumatisant le reste de la population, ne soit qu’une plaisanterie, les habitants qui ne disposent pas d’abri dans leur maison, n’ont aucun endroit où se réfugier.
Les photos publiées remontent à février 2007. Elles ont été prises dans un moshav situé près de Sdérot. 90 % des maisons du moshav ont été construites dans les années 50.
Aucune ne dispose de sous-sol, de cave ou d’un quelconque endroit qui soit adaptable en abri.
Leur authenticité ne fait aucun doute puisque aucun individu normalement constitué n’aurait l’idée….de transporter un squelette d’âne, ou de chèvre ou de je ne sais quel animal, dans un abri perdu d’un moshav du Haut Neguev