Mon neveu a peur des sirènes qui annoncent les Quassam
Quassam rouge, sirène rouge, sang rouge

Mon neveu de Sdérot a sept ans. Il n’y a pas bien longtemps qu’il a appris à lire et à écrire. Quelques mois peut-être. Et pourtant, sa mère vient de m'envoyer son premier poème. Le premier que je lui connaisse en tout cas. Il en a peut être déjà écrit tout un cahier. C’est un petit garçon mince, sensible et très joueur. Il habite dans un Moshav à quelques kilomètres de la ville de Sdérot. Pour jouer, il a son ordinateur, ses cousins, ses copains, sa petite sœur qui n’a que quatre ans. Et puis des poules, des chèvres, un chat et un tas d’animaux domestiques. Il habite dans une ferme, n’est-ce pas.
Le chant des sirènes, qui à Sdérot annoncent l'arrivée imminenente de Quassam, lancés de la bande de Gaza, porte un joli nom Tséva Adom qui signifie "couleur rouge".
Voici l’original et voici la traduction, qui ne lui arrive pas à la cheville :
