Pourquoi le Cardinal Ratzinger a choisi de s'appeler Benoit XVI ?

Publié le par Arié

La réponse à cette question n'est pas d'une grande complexité; il suffit d'enlever une unité au nombre choisi par le nouveau pape qui est appelé à règner - comme l'araignée du même nom - et de s'intéresser au pape qui portait le N°

(n - 1 ). Dans notre cas: Benoit (16 – 1) = Benoit 15.

Donc une partie de la réponse à cette question se trouve dans l'attachement que porte le cardinal Ratzinger à Benoit XV. Intéressons nous donc à ce pape.


Giacomo Della Chiesa, fils de marquis est issu d'une famille d'ancienne noblesse, qui se rattache à la fois au pape Calixte II et au roi de Lombardie. Il est nommé Pape en 1914 et le restera jusqu'à sa mort en 1922. Autant dit que sa papauté est marquée par la Première guerre mondiale.

Il tente de maintenir la neutralité de l'Eglise, malgré des crimes de guerre comme l'invasion de la Belgique par l'Allemagne, suite au plan Schlieffen.

En France, le clergé français ne le suit pas, Léon Blum le qualifie de "Pilate XV" et Georges Clémenceau de "pape boche". . Pour faire bonne figure Ludendorff le traite de "pape français".

La France, considérant la position du Pape par trop pro allemande , le Saint-Siège ne sera pas invité à la signature du traité de Versailles. Par la suite la France se réconcilie avec le Pape qui, à son tour, canonise Jeanne d'Arc, ou l'inverse.

C'est donc à ce pape que le cardinal Ratzinger se réfère en rajoutant un numéro au XV.

La recherche de neutralité de l'Eglise, pendant la Première guerre mondiale, n'est pas sans rappeler la position adoptée par Pie XII durant la Seconde guerre, si ce n'est, que dans un cas comme dans l'autre, le terme de "neutralité" est à prendre avec beaucoup de réserves. A mon humble avis, et à celui, plus autorisé de de Georges Clémenceau, les deux Papes étaient carrément pro allemands.

Le cardinal Ratzinger, qui ne l'oublions pas est allemand de chez allemand, se place en continuateur de Benoit XV, et n'a de cesse que de réhabiliter Pie XII. CQFD.

Mais la démonstration n'est pas finie, car la levée de l'excommunication de Mgr Williamson, ardent défenseur de la pureté allemande vis à vis des juifs pendant la Deuxième guerre mondiale s'inscrit dans le même schéma.

Le pape, soi disant, pour ne pas indisposer Israël et la communauté juive, aurait repoussé à une date ultérieure la béatification de Pie XII. Dans ce cas pourquoi intègre t-il dans le giron de l'Eglise un négationniste répugnant; ce qui en soi est beaucoup plus grave. Benoit XVI devait bien se douter de la réaction des juifs et de beaucoup de non juifs à travers le monde.

Réponse: qui peut le plus, peut le moins. Le pape actuel a franchi le pas : la négation de la Shoah acquiert droit de cité dans l'Eglise; béatifier Pie XII passera désormais comme une lettre à la poste.

A quel jeu joue ce pape - si jamais on veut appeler ça un jeu - et pourquoi avoir choisi de prendre cette initiative au lendemain de la guerre de Gaza, parce que ce timing n'est pas dû au hasard ?

J'ai consulté de nombreux sites pour avoir une réponse à la question, et je n'ai absolument rien trouvé; les journaux et le sites internet se contentant de rapporter la décision papale, avec quelquefois une condamnation de ses choix mais sans l'ombre d'une explication.

Pendant qu'Israël est accusé de tous les maux de la terre, et en particulier, de se livrer à des "crimes de guerre dans le plus grand camp de concentration" jamais conçu par les hommes  (voir déclaration de Mgr martino, autre proche de Benoit XVI), l'Eglise tente de lui porter un coup fatal: le génocide juif n'a pas existé alors que le génocide du peuple palestinien est visible tous les jours sur les écrans de votre chaîne de télévision préférée. "Israël n'a jamais été victime (Mgr Williamson) mais aujourd'hui il est bel et bien bourreau". Non , vous avez bien entendu, ce n'est pas Ahmadinejad qui le dit.

Quelle que soit la stratégie développée par Benoit XVI, ces prises de position nous ramènent des siècles en arrière, au temps de l'Inquisition. Je soutiens que la guerre - je ne vois pas d'autre terme - que l'Eglise livre aujourd'hui aux juifs est tout aussi dangereuse que celle menée par l'Islam radical.

Lors de son discours de Ratisbone, Benoit a lancé une bouteille à la mer en tentant une attaque, assez timide d'ailleurs, contre l'Islam. Souvenez vous du tollé que cela a entraîné dans le monde musulman. Quelle a été la réaction du pape ? Il a tout bonnement fait marche arrière, prétextant qu'il n'avait pas été bien compris, qu'il ne s'agissait que d'Histoire ancienne....

Pourquoi les juifs ne réagissent-ils pas, ou si mollement que c'en est consternant ? Croient-ils, comme Staline en son temps, que le Pape n'ayant aucune division, il compte pour du beurre ? Pensent-ils que la menace islamiste est si pressante et présente, qu'on peut mettre de côté les manœuvres papales ? Pour ma part je les considère comme gravissimes parce qu'elles s'inscrivent dans le même tempo que les accusations formulées par l'Islam radical. Quand Esaü se liera à nouveau à Ismaël pour combattre Jacob/Israël, ça ne vous dit rien ?



 


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L
Oui, je ressens cruellement cette absence de réaction que j'attribue pour ma part aux nombreuses divisions qui nous désunissent.Lancée dans le combat titanesque qui consiste à téléphoner PARTOUT de France INTER à France 2 en passant par tous les médiateurs  pour luttter contre la désinformation, j'ai toujours le sentiment d'être seule sur le terrain et d'avoir une action inutile car inefficace et non représentative.
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