"La Palestine, c'est mon pays, et ton pays c'est aussi le mien"

Publié le par Arié

 

C'est à peu près ainsi que l'on peut résumer la déclaration de Saïb Arikat, préposé de l'OLP aux négociations avec Israël. Ce monsieur, porte flingue de Mahmoud Abbas, est généreusement disposé à accorder à Israël un droit à exister, avec comme condition siné qua non, le droit intangible de retour en Israël de tous les palestiniens qui le demanderont, ou un dédommagement substantiel en conséquence. Autrement dit, d'un côté, la création d'un état palestinien réservé aux seuls musulmans, et de l'autre côté, un état, Israël en l'occurence, dépourvu de toute connotation juive et ouvert aux soi-disant réfugiés palestiniens, qui auraient le droit d'y vivre au même titre que les juifs. Voilà la philosophie politique des plus modérés des palestiniens. Inutile de parler des autres.

La présence de Libermann, qui fait contre poids à Ehoud Barak, prompt à donner la ferme, la fermière et les cochons, aux côtés de Natanyahou, est une chance inespérée pour Israël, un garde-fou contre les concessions inconsidérées que pourraient offrir Bibi et Ehoud Barak à Obama et à ses copains musulmans.

Dans la mesure où les arabes ne sont pas prêts à reconnaître Israël comme une structure d'accueil pour les juifs seuls; les israéliens qui y vivent et les juifs de la diaspora qui y viendront un jour, la solution de deux états pour deux peuples est non seulement une utopie mais aussi une bétise. Pour peu que l'on considère que les juifs forment un peuple (c'est un peu plus complexe que ça) et les palestiniens un autre (il faudra un jour me le démontrer), alors il est logique que les non juifs qui habitent en Israël et qui ne prêtent pas allégence à l'état dans lequel ils vivent, déménagent dans l'état palestinien voisin qui sera créé. Quant à ce que l'on appelle les réfugiés, ils auront un état où planter leur tente et leurs oliviers, mais un seul. Je traduis là, la pensée de Libermann, et, accessoirement la mienne, 

C'est dans ce contexte délicat qu'un nouvel acteur, jusque là silencieux, fait son come back sur la scène internationale. Je veux parler du roi Abdallah de Jordanie. Ce monarque qui règne sur une population composée déjà à 70% de palestiniens a une trouille bleue que son royaume ne se transforme précisément en un état palestinien, ce qu'il est déjà de facto. Il va donc pleurer dans le giron d'Obama afin que celui ci mette les points sur les i : non, la Jordanie échappera au marchandage sur la création de l'état palestinien. Le royaume hachémite, qui contrôlait jusqu'en 1967 Yéhouda et Shomron et une grosse moitié de Jérusalem, est bien évidemment le plus chaud partisan de la création d'un état palestinien, mais hors de ses frontières. Je suppose que quelqu'un a dû donner un cours accéléré d'histoire politique du Moyen-Orient à Obama, ce qui explique la présence d'Abdallah à Washington. Jusqu'à quand le monde se voilera la face sans reconnaître que le seul état palestinien possible, c'est la Jordanie!!

Pour ce qui est de Durban II, le très endurbanné Kouchner nous annonce que cette conférence est un succès retentissant. Non Monsieur Kouchner cette conférence est un succès pour le seul Ahmadinejad, les 57  pays de l’Organisation de la conférence islamique (OCI), leurs alliés africains, et autres excités, qui ont fait voté une résolution ratifiant les principales conclusions de Durban I, selon lesquelles, l'état sioniste est le nazisme réincarné. Que 40 clampins aient quitté la salle où vociferait Ahmadinejad, ne signifie qu'une chose: c'est qu'ils ont participé à la conférence de la honte. Je ne vais pas faire comme la môme Ségo, mais j'ai quelque fois honte d'être aussi français.

Heureusement que de nouvelles voix se lèvent pour réclamer la fermeture de cette organisation des nations, unies dans la haine contre Israël.


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J
Excellent billet ! !<br />  <br /> Tout y est dit .
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