Jésus, suite

Publié le par Arié



Je sais que Jésus n’est plus très à la mode ; il n’y a qu’à voir vos réactions ou plutôt votre absence de réactions à mon article. Il n’empêche qu’un seul commentaire m’a suffit pour que je me penche à nouveau sur le sujet. Ce commentaire disait que Jésus en hébreu se dit Yeshua et non Yeshu. Les deux appellations sont acceptées, si ce n’est que Yeshua, le sauveur, est plutôt d’inspiration chrétienne que juive. Qu’à cela ne tienne.

Je me suis livré à quatre recherches, qui pourraient faire bondir certains d’entre vous, mais la règle d’objectivité que je m’impose est essentielle si on ne veut pas être taxé de partis pris. J’ai cherché : Yeshua ha mashia’h, Jésus le messie -Yeshua ben Yosef, Jesus fils de Joseph - Yesuah ben Myriam, Jésus fils de Marie et même Yéshua ben haélokim, Jésus fils de D.

Deux appellations sont complètement inconnues au bataillon, c'est-à-dire dans le code : Jésus fils de Joseph et Jésus fils de D.

Deux appellations apparaissent clairement : Jésus le messie et Jésus fils de Marie.


TANA-SHEKER.JPG
Comme dans la matrice mentionnée dans le  précédent article, Jésus le messie est associé au mot shékér, mensonge ; à deux reprises au moins, une à travers du nom et l’autre en diagonale en haut à gauche.  Rome, croix, Marie/Myriam, figurent également dans la matrice complète. En prolongement du mot shékér, à gauche, on trouve le mot TANA qui est, comme vous le savez, le terme par lequel étaient désignés les Sages à l’époque du Talmud. Est-ce à dire que Jésus était du niveau des Tanaïm mais qu’il professait des enseignements considérés comme mensongers ? Cette thèse trouve un écho chez certains qui affirment que Jésus aurait été un Talmid Hakham, un érudit, ayant étudié avec des maîtres prestigieux, mais que ses enseignements n’étaient pas vraiment cacher. Voir article précedent :Yéshu élève de Ben Par ‘hia.


MARIE-MYRIAM.JPG
La matrice qui désigne Jésus par Yeshua ben Myriam et que j’ai trouvé en dernier, possède la plus grande probabilité statistique de toutes les matrices. On pourrait la qualifier comme la matrice de base. Or ce qui est étonnant, c'est qu’elle confirme tout ce qui a été trouvé - et pas trouvé - dans les autres matrices. Absence, remarquée, de Joseph et toute référence au christianisme et, au judaïsme de cette époque. Jésus est le fils de Marie/Myriam ! Point à la ligne. Il a été crucifié par les Romains parce que rebelle !

On pourrait croire que le code simplifie à l’extrême le problème. Mais si on croit aux codes de la Torah, ce qui est devenu mon cas au fur et à mesure des cas étudiés - j’admets qu’au départ j’étais plutôt sceptique - il faut prendre les informations qui se dégagent dans les matrices telles qu’elles sont et s’en contenter.

Quelles conclusions peut-on tenter de dégager à la lumière des 6 matrices où Jésus figure sous différentes appellations, toutes valables.
 
Joseph, le père présumé,  n’est mentionné dans aucune d’entre elles. Or Yoseph, en hébreu comporte quatre lettres donc autant que Myriam ou Marie ; ce n’est donc pas un problème statistique.  A l’époque de Jésus les hommes étaient désignés selon le nom du père ; exemple son maître supposé Yeshua ben Par’hia. Jésus fait exception. Il serait possible de rechercher le père sous d'autres noms; le Talmud fournit quelques  pistes. La filiation maternelle est dominante puisqu’elle apparait dans les six cas. 
On pourrait se livrer à de nombreuses spéculations. Je laisse à chacun d’entre vous le soin de le faire. Remarque psychanalytique pour les experts : voir la "forclusion du nom du père" telle qu’elle est expliquée par Lacan et mon commentaire dans "Ismaël et ses frères" page 20

Jésus ne se raccroche à aucune religion ou tradition existante ou postérieure. Aucune référence au christianisme et une légère allusion au judaïsme à travers le mot Tana. Il est bien sûr possible de poursuivre les recherches. Mais nous nous contenterons pour l’heure des résultats proposés.

Jésus est associé au mot "messie", mais pas dans toutes les matrices et pas dans la matrice la plus probable : Jésus fils de Myriam. Les juifs pourraient prétendre que c’est un messie mensonger et à l’usage des seuls Minim, ou pour simplifier, des premiers chrétiens. Les chrétiens devraient se contenter de sa qualité de messie ; qu’il soit associé ou non au mot shéker, mensonge, n’est pas leur problème.

Voilà ! Je vais faire une pause sur ce sujet, l’Actualité frappe à la porte sous forme de bruits de guerre, plus ou moins audibles. Mais je continue à penser que le sujet traité est toujours d’actualité depuis deux mille ans.
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J
J'ai lu tous les articles... Ils sont très intéressants mais je n'ai rien à dire de plus... <br /> Tu devrais pousser tes recherches sur le président iranien ahmedinejad pour voir ce que cela donne.<br /> Ca risque de devenir explosif comme sujet à traiter
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A
Je l'ai fait comme tu as pu le lire mais ce bonhomme me fatigue et ne m'amuse plus du tout. Je le trouve trop dérisoire pour être vraiment dangereux.