Jésus était-il marié ?

Publié le par Arié



 
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Marie Madeleine n'est pas celle que vous croyez !


Peinture d'Antony Freidrich Augutus Sandis. Peintre dont je n'ai jamais entendu parler et que j'orthographie certainement mal. Pour lui et d'autres, Marie Madeleine serait rousse et aurait de longs et beaux cheveux





Pour les mordus du " Da Vinci code"  et de " Mon âme pour un baril", deux Best Sellers mondiaux, un clin d’œil sur un personnage incontournable de l’époque Jésus qui est Marie Madeleine.
Rendons d’abord grâce à l’Eglise de l’avoir enfin débarrassée - en 1969 seulement - de son étiquette de femme de mauvaise vie qui lui collait à la peau depuis presque deux millénaires et attachons nous aux codes de la Torah dans l’espoir d’une révélation sensationnelle. 
En hébreu, Madeleine est remplacé, comme dans la chanson, par Magdalena. Pourquoi ? Parce qu’elle serait originaire d’une petite bourgade de Judée aujourd’hui disparue, appelée Migdal ou Tour. C’est du moins la version officielle. Naturellement je me suis mis à la recherche dans le code de la Torah de Marie ou Myriam Magdalèna, surnommée aussi en hébreu la Magdalit, et je n’ai rien trouvé ! J’ai fait varier l’orthographe du nom. Toujours rien. Alors j’ai fouillé dans nos Textes et j’ai découvert une allusion dans le Talmud à une femme prénommée Myriam qui avait des beaux cheveux et qui avait pour habitude de les tresser pour elle et pour les copines/clientes, pour en faire des nattes. En hébreu araméanisé cela donne : Myriam Megadla Séar Nachéia,  ce qui donne littéralement : Marie, rallonge (du verbe Légadél ; Gadol = grand), cheveux, femmes… pour les tresser.
 
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Le Titien, auteur de ce magnifique tableau aurait-il eu connaissance des codes de la Torah pour représenter Marie Madeleine avec un profusion de cheveux



Dans Wikipedia en hébreu, on évoque la possibilité que Myriam Mégadla = Marie rallonge/agrandit (avec un Alef à la fin du mot selon l’orthographe talmudique) serait en fait Myriam Magdalena c'est-à-dire Marie Madeleine; son nom ne proviendrait donc pas de la ville de Migdal mais de la racine Gadol et du verbe qui en découle.  D’ailleurs le mot Migdal provient également de la racine GADOL ; une tour par définition est grande.
Je fus un peu surpris parce que les allusions talmudiques aux cheveux et au métier de coiffeuse se rattachaient, à ma connaissance à Marie/Myriam, mère de Jésus

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 Marie/ Myriam Megadla
 
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 Cheveux 

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 femmes





J'ai donc introduit dans le code de la Torah, Myriam Mégadla  qui ressemble fort à Myriam Migdalit, et bien sûr j’ai trouvé et en un seul exemplaire. Ce nom figure dans le Livre de Néhemie 7:3 à 13:28 . 

Ce qui me pose problème à ce stade est de ne pas pouvoir associer avec certitude  ce nom à Marie Madeleine, d’autant plus que les Tossfot (continuateurs de Rachi) attribuent ce passage à la mère de Jésus. Précisons en passant, que le commentaire des Tossfot a été expurgé du Talmud par l’Eglise et peut être aussi par les Juifs de l’époque qui ne souhaitaient pas avoir trop d’ennuis. Myriam mère ou Myriam compagne, le choix est quand même limité.
J’ai tendance à croire que tout ceci repose sur une erreur linguistique ; à savoir associer Myriam à une ville MIGDAL, alors qu’elle aurait dû être associée à un verbe qui vient de la racine GADOL: l’ensemble conduisant au prénom Madeleine..

Et le rapport direct avec Jésus dans ce cas ? 
J’ai poussé l’audace jusqu’à chercher dans la Torah l’intitulé Myriam femme ou épouse de Jésus soit Myriam Echét Yéshu. Je l’ai trouvé commençant dans les Nombres 18:6 et se terminant dans Samuel 1 18 :2 . Cette appellation ne figure qu’une seule fois dans le code et commence dans le Pentateuque ce qui renforce sa crédibilité.
 
Bien entendu, j’ai voulu vérifier si dans la matrice apparaissaient les mots cheveux et femmes. Je vous livre la matrice, vous pouvez le constater par vous-même.

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 Myriam femme de Jésus

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 Femmes

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 Cheveux

 






Enfin, j’ai fait une dernière découverte. La deuxième lettre de Myriam soit Rech qui commence dans Nombres 31:35 est incluse dans un Texte qui parle du butin récolté par les guerriers hébreux dans leur guerre contre les Midianites. Ce butin comprend, entre autres, des "jeunes filles qui n’avaient pas connu d’homme". Appelons les des vierges pour faire simple. Moïse ordonne aux guerriers d’épargner les 32 000 vierges en question et leur permet même de les prendre pour épouses. Cette digression n’a d’intérêt à ce stade que de souligner que le prénom Myriam est associé à un passage qui parle de virginité. Ca ne vous rappelle rien ?

La question néanmoins demeure : s’agit-il de Marie mère ou épouse de Jésus, sachant que les deux portent le prénom de Myriam ? A mon sens la réponse est assez claire car fournie par l’intitulé "Myriam épouse de Jésus". 
J’aurais donc tendance à conclure que Jésus, en bon juif, a épousé, sur les recommandations de sa mère Myriam, une jeune fille vierge, appelée également Myriam, qui, comme on voit dans la matrice, se préoccupe de cheveux de femmes, ce qui pourrait amener à penser que Myriam Mégadla et Myriam échet Yéshu seraient une seule et même personne. CQFD

Pour la première fois, à ma connaissance, il est fait mention du fait que Jésus avait bien une femme; peu importe son nom.
Vous vous demandez sans doute pourquoi je fais tant usage du conditionnel ? Simplement, parce que ce que j’avance n’est pas parole d’Evangile ; ce qui est  le cas de le dire, puisque le code figure dans l’Ancien Testament. Il n’empêche que tout cela est fort troublant et remet en question pas mal d’idées reçues.
Par ailleurs je déteste le mot "code" que je suis obligé de continuer à utiliser parce que inventé et quasiment imposé par Michael Drosnin auteur des "Codes de la Bible". Il y a la Torah qui est, comme on le dit à la Synagogue, TORAT EMET, Torah de vérité, qui est lue différemment parce que l’informatique a fait son apparition. Il est en effet possible que la Torah ait été donnée selon une suite de lettres sans espace entre les mots et sans sauts de ligne. Nous n’en savons rien et ne le saurons sans doute jamais. En tout cas c’est le parti pris par le Professeur Rips inventeur de ce logiciel.  Consigne est donnée de passer à la ligne tous les 1,2, 3….n lettres jusqu’à ce qu’on trouve ou ne trouve pas ce que l'on cherche à priori, ordonné à la verticale; puis, la proximité entre le mot ordonné à la verticale et d’autres mots qui lui sont proches, lointains ou qui ne lui sont pas associés du tout.
La méthode est nouvelle mais le principe de lecture ne l’est pas; en effet nos Sages qui connaissaient la Torah par cœur étaient certainement capables de se livrer à ces analyses sans outil informatique. Quand le Gaon de Vilna nous affirme que tout est écrit dans la Torah on peut le croire sur parole.
Certains d’entre vous chers lecteurs s’étonnent que je me préoccupe tant de Jésus et pas assez d’Ahmadinejad. Bli néder, je vous promets une recherche sur ce charmant personnage que, par ailleurs j’ai trouvé dans le code mais d’ores et déjà je peux vous dire, qu’à mon sens, il est beaucoup moins intéressant que Jésus le Nazaréen.

 
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